‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 3)Chapitre 125 sur 143 · LES QUATRE COURONNÉS · texte numérisé non relu

LES QUATRE COURONNÉS

ciples Claudius, Simplicius, Nicostrate et Castorius, je trouverai la pierre (textum lapidis) (dont nous avons besoin). » 11 trouve ; il sculpte au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ ; sa sculpture (sigilli solis) mesure 25 pieds. A cette nouvelle, Dioclétien est enchanté ; et il fait construire un temple en Pannonie, au lieu qu'on appelle la Grasse Montagne ; il y érige la statue du Soleil, il la fait dorer ; il lui offre des sacrifices et des parfums ; et il n'oublie pas de récompenser les cinq ouvriers (chrétiens).

Il ordonne ensuite de tailler dans le porphyre (ex métallo porphyretico) des colonnes et des chapiteaux de colonnes. On trouve la pierre au lieu qu'on appelle le feu. Et Simplicius, qui est un gentil, admire le succès de Claudius : car Claudius fait tout au nom de Jésus-Christ ; Jésus-Christ a fait toutes choses, loin d'avoir été fabriqué comme le Jupiter de Simplicius. C'est ce qui fait la force de Claudius, ainsi que Nicostrate l'explique à Simplicius, dont le fer [ferramentum, ferrurri] se brise souvent. — Lorsque Dioclétien commande encore de faire des conques ornées de sceaux [? concas sigillis ornatas cavari] et que Simplicius échoue, il demande leur secret à ses amis de quinze ans et se convertit. Un évêque condamné aux mines, Cyrille d'Antioche, le fait catéchumène selon l'usage ecclésiastique.

Un des philosophi remarque alors qu'ils ne travaillent pas sans avoir fait d'abord un signe de croix. « C'est quelque signe magique, dit-il à Claudius, que ce signe de mort. » — « Non pas. C'est un signe de vie. L'apôtre Paul nous a dit : tout ce que vous faites, faites-le au nom du Christ. » — « Mais votre Christ est mort ». — « Il est mort ; et il est ressuscité I » Cependant le travail s'achève et Dioclétien les félicite. Il les félicite encore après qu'ils ont fait des chapiteaux à feuilles et des colonnes. La jalousie des philosophi redouble; ils accusent les chrétiens de magie. Mais Dioclétien les renvoie, et commande à ses ouvriers chéris des Victoires, des Amours, des conques, et un Asclepius.

Les chrétiens font tout, à merveille, sauf la statue d' Asclepius. Dioclétien la redemande, sans plus de succès. Alors les philosophi accusent leurs rivaux de christianisme. « Je vous ai comblés », leur dit l'empereur. — « Nous ne ferons pas la statue d'un misérable » . Et d'autres ouvriers choisis par les philosophi y sculptent ex lapide proconisso la statue d' Asclepius.

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