‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 3)Chapitre 36 sur 143 · tome XXVII, 2, p · texte numérisé non relu

tome XXVII, 2, p

Adoo ne souffle mot de Pontius, non plus qu»! le calendrier populaire, (jsuard le cite au 14 mai ; Flodoard versifie son histoire, eu passant tout m qui ne concerne pas Philippe [iv, 13. — P. L.t 135, 665J.

dagogues dans la rue, il prend avec lui un seul compagnon, Valerius, il frappe à la porte; les chrétiens ouvrent. Pontius parle à Pontien : il comprend que les statues de pierre ne sont pas vraiment les dieux ! Et Pontien admire sa sagesse, et veut le faire asseoir à côté de lui ; et Pontius et Valerius sont heureux d'avoir trouvé le salut de leurs âmes. Pontius convertit son père Marc, qui brise ses idoles et reçoit le baptême ainsi que toute sa maison. Lorsqu'il meurt, Pontius, alors âgé de vingt ans, va trouver Pontien et lui raconte toute son histoire ; mais il refuse la place de son père au sénat, où les soldats Vont conduit de force. La divine Providence suscita ces événements, parce que Pontius devait convertir au Christ, non seulement le peuple, mais encore les princes eux-mêmes. Du reste, Dieu donna une telle grâce à Pontius qu'il fut aimé de tous, à la curie et au palais. — Sur ces entrefaites meurt Pontien : son successeur Anteros ne dirige pas l'église plus d'un mois ; puis Fabien est élu, qui aime Pontius comme son enfant, et Pontius lui donne toutes ses richesses : elles sont distribuées aux pauvres, surtout aux pauvres chrétiens (domesticos fîdei). C'est le temps où l'empereur Philippe partage V empire avec son fils Philippe ; la troisième année de leur règne, ils veulent célébrer le millénaire de la fondation de Rome, mais Pontius les détourne d'immoler aux dieux. Car Pcntius est leur ami; et, comme il est très savant, il leur démontre dans un discours le néant des idoles : « Ces histoires de Saturne, roi de Crète puis d'Italie, détrôné par Jupiter son fils, sont des imaginations de poètes ; il n'y a qu'un Dieu, qui a créé le monde ; comme, par la chute, l'homme a perdu l'immortalité et que le diable Va asservi, Dieu a envoyé son Verbe qui s'est incarné dans le sein de la Vierge et s'est fait homme pour reformer l'homme déchu ; livré par les Juifs à Ponce Pilate, il est mort, il est ressuscité : sa mort a tué la mort. » I^es empereurs se convertissent et reçoivent le baptême; le grand temple (de Jupiter) est renversé, on installe des églises dans les temples des idoles. Mais les Philippe, tués par Dèce, sont remplacés par Gallus et Volusianus son fils, — qui régnent 4- ans et 4 mois, — puis par Valèrien et Gai lien qui persécutent les chrétiens. Alors Pontius se cache; bientôt même il fuit, obéissant à l'ordre du Seigneur qui a dit : « S'ils vous persécutent dans une cité, fuyez dans une autre » \Mt. 23~\; il gagne une ville au pied des Alpes, qui

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