SAINT ALEXANDRE, SAINT VITUS, SAINT EUPLUS
Quelle a été l'issue du mouvement hagiographique lérinien?
La tradition lérinienne alliait à des théories anti-augustiniennes d'origine origéniste des tendances rigoristes en morale : parce qu'elle accordait un grand rôle à la libre volonté, elle lui demandait un énergique effort. Elle se transforma peu à peu vers la fin du v* siècle ; et, au début du vie, lorsqu'elle s'incarne dans Césaire, elle est convertie à Taugustinisme théorique, mais elle retient toutes ses préoccupations d'ascétisme pratique.
Il est intéressant de constater que l'évolution doctrinale de Lérins se reflète dans l'évolution de la littérature hagiographique. Le courant anti-augustinien disparaît : on ne voit plus qu'aucuns gestes ofîrent les caractères qu'on a notés dans Sébastien. Et voici d'autres gestes, en revanche, qui présentant des traits tout contraires, comme Marcel \ ou qu'enveloppe, comme Vitus, une atmosphère de mysticisme et de poésie. La
« G. M. R. I., 364, n. 3. « regnuui Dei quod nobis paratum est a CODttitQtioue mundi » {Marcel, et Pancrace,, Codex Parisinus 377'.), Anal. Bol. I, Ml.