‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 3)Chapitre 95 sur 143 · UN MOUVEMENT LK3ENDAIRE · texte numérisé non relu

UN MOUVEMENT LK3ENDAIRE

Gestes Ambroise, évêque, serviteur du Christ, aux frères qui, à CanSanus' travers toute V Italie, adorent le Christ (comme) le vrai Dieu, et Cantia- salut dans le Seigneur ! Tout ce qu'ont fait, tout ce que font les saints de Dieu édifiera grandement quiconque voudra s'en enquérir avec soin ; on doit l'approuver, comme on approuve l} arbre chargé de fruits : ils font sa beauté et ils engraissent ceux qui les cueillent. Il est bon de désigner presque d'un même nom ces trois martyrs : ils ont souffert même passion, ils ont reçu de Dieu même appel [una vocatio], ils ont été appelés par Dieu au même moment [uniter, non interposito tempore]. Le praeses Dulcitius et le comte Sisinnius y sitôt qu'ils apprirent la venue des saints de Dieu, les firent conduire par les appariteurs pour qu'ils sacrifiassent. Les bienheureux martyrs levant les yeux au ciel répondirent : a Nous ne sacrifions pas aux idoles parce qu'il est écrit: omnes dii gentium dsemonia.. / depuis le berceau nous confessons Jésus-Christ. » Les appariteurs rendent compte au praeses et au cornes de ce qui s'est passé. Alors Dulcitius et Sisinnius, très émus, envoient un rapport [suggestio] à Dioclétien et à Maximien: « Qu'ils viennent au secours des lois romaines. ..; trois frères sont arrivés de Rome en cette ville, qui confessent je ne sais quel Christ et méprisent les décrets de votre piété ». Dioctétien et Maximien donnèrent ordre [dederunt auctoritatemj de les mettre à mort s'ils refusaient de sacrifier. A celte nouvelle, les martyrs montent en char [ascenso vehiculo] avec leur maître [doctor] Protus ; ils sortent d'Aquilée se souvenant (?) de l'Ecriture divine [scripturam divinam habentes] où il est dit: « Cum persequenlur vos in civitatem istam iugite in aliam ». On prévient les juges [judices] ; Sisinnius et Dulci-

* B. H. L., 1547 [Mombritius, i, 156, y.]. Cf. Tillemont, v, 635-638, et Allard, îv, 22» note 3. (Il me paraît très hasardeux de rapprocher Cantius de Catius).

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