‹ Étude sur les greffes dermo-épidermiques: Par la Méthode dite de ThierschChapitre 15 sur 29 · DT CONS LE · texte numérisé non relu

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des centres très actifs d’épidermisation. IT est probable que cet avantage vient de quelques cellules qui se sont détachées du lambeau avant sa chute et qui ont continué à vivre et à proliférer sur la plaie.

Mais ce serait une erreur de croire que tout est fini dès que la surface extérieure est guérie. Les examens microscopiques montrent en effet que la guérison est beaucoup plus lente et que le travail réparateur ne se termine qu'après un ou deux mois. Aussi quand on estime la plaie suffisamment guérie pour délivrer le patient d’un pansement très incommode, il faut encore instituer diverses précautions, protéger la surface oreffée par un léger pansement ouaté qui rendra de grands services sans incommoder beaucoup le malade, ne permettre que des exercices modérés et avertir le sujet, quand il s’agit de plaies de la jambe, d’être très économe des marches et des longues stations debout. L'expérience prouve que ces craintes ne sont pas puériles, et il suffira de lire les observations pour être frappé du nombre de récidives dues aux fatigues et à la négligence des malades. Il arrive souvent aussi qu’il existe un petit espace où les greffes ont échoué etque devant cette plaie qui tarde à guérir et devant l’impatience du malade, on le laisse sortir. Cette façon d'agir est très mauvaise, car presque fatalement cette petite plaie peu douloureuse, négligée, prend un mauvais aspect sous l'influence des fatigues, s'étend et amène la résorption des greffes. Nous en avons trouvé plusieurs exemples dans les observations publiées (1). 11 faut done soigner attentivement ces plaies ef ne pas craindre de renouve-

(1) PLESSING. Centralblatt f. Chir., n° 24, XVIIe Congrès des chir. all.,

O. NAGEL. Beitræge :. klin. Chir., 1889.

CHEVILLOT. Thèse Paris, 1889, observ. VIII.

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