ON TRUE
sultats de la méthode de Thiersch se loue de l’excellent résultat esthélique qu’il obtint ; nous trouvons la même remarque pour un cas de rhinoplastie faite à la clinique de Bâle (Hübscher).
La surface greffée recouvre la sensibilité bien que celle-ci puisse souvent se trouver un peu diminuée, et possède une souplesse suffisante pour permettre un jeu facile aux articulations. Cette dernière qualité est d’ailleurs variable suivant les circonstances qui ont précédé la greffe, elle diminue lorsque les lambeaux sonttrès petits et très nombreux, et on peut dire qu’elle oscille entre celle de la peau normale et celle des eicatrices ordinaires.
La résistance de ce tissu l'emporte de beaucoup sur le tissu cicatriciel, maisil lui faut au moins deux mois pour acquérir son maximum de force, pendant ce délai il faut la ménager. Nous avons vu dans beaucoupde cas concernant des ulcères variqueux la plaie se reproduire et respecter les greffes qui ont pu résister au processus pathologique. Ces exemples sont très concluants en faveur de la méthode. Car il faut remarquer que les greffes placées sur des tissus sains comme ceux que l’on rencontre après des traumatismes, des brûlures ou des opérations autoplastiques ont une résistance qui l’emporte de beaucoup sur celles que possèdent les greffes placées sur des terrains quiont déjà subi des influences morbides, comme les ulcères de jambe, il est à peu près certain que la moitié des cas au moins récidivent dans un temps variable de quelques semaines à deux ou trois mois. Nous pourrions encore signaler comme lieu de moindre résistance la jambe, ce qui est dû probablement aux chocs répétés qu’elle subit si facilement.
La solidité de la greffe parait diminuer lorsque les lambeaux
sont très petits : ainsinous voyons une observation (Nagel) où pour couvrir une vaste brülure occupant sur la partie supérieure du thorax, l’aisselle et la partie supéro-interne du bras, on avait posé un nombre considérable de lambeaux, des récidives se faire sous forme de rupture au bout de quinze jours aussi bien sur le tissu cicatriciel ordinaire que sur la greffe.
La rétraction existe pour ces greffes, mais elle n’est pas très grande : elle parait surtout se faire dans les premières semaines de la guérison. Nous regrettons amèrement que les auteurs aient surtout cherché à publier sur les greïfes beaucoup d'observations, cherchant à se devancer les uns les autres, mais ne donnant jamais d’indications précises sur les suites éloignées de leurs opérations. Ils sont tous unanimes à dire qu’iln’y a pas de rétraction : « Ces greffes, dit Socin, ont pour effet d'éviter toute espèce de rétraction cicatricielle subséquente, J’ai des pièces à l’appui ». Cependant la mensuration indique toujours un retrait. Que devons-nous conclure? C’est que, sile retraitexiste, 1l n’arrive pas à donner de gêne fonctionnelle. Les affirmations unanimes des auteurs, surtout de: Socin dont l’expérience à ce sujet est incontestable, nous permettent de l’assurer et nous avons pu nous-même le constater. Cette rétraction n’est pas frappante, pour s’en rendre compteil faut prendre des mesures exactes. Elle est d’ailleurs extrêmement variable selon que la guérison est plus ou moins rapide et selon l’état des tissusenvironnants ; elle est plus sensible lorsque la greffe se trouve au milieu de tissus souples, moins nette parmi les tissus résistants. Elle subira également l'influence rétractile des points bourgeonnants sur lesquels les lambeaux n’auront pas pris racine et qui se seront cicatrisés par le mécanisme ordinaire.
LE TS On ne peut parler de recroquevillement ou de chute tardive pour les greffes de Thiersch, de même que de résorption. Quand elles périssent, elles le font à la manière des tissus normaux, par ulcération.