‹ Étude sur les greffes dermo-épidermiques: Par la Méthode dite de ThierschChapitre 7 sur 29 · GREFFES MUQUEUSES · texte numérisé non relu

GREFFES MUQUEUSES

Après les greffes épidermiques nous n’avons pu nous empêcher de citer les essais de greffes muqueuses faits par Woœlfler et dont il fit connaître les résultats au XVIF congrès des chirurgiens allemands. Il les fit surtout en vue de s’opposer aux troublesfonctionnels qu’amènent à leur suite les cicatrices lorsqu'elles intéressent les muqueuses de la cavité buccale, de l’urèthre, du rectum, de l’œsophage et des paupières. Il excise le tissu cicatriciel et comble les lacunes par des greïtes muqueuses qu'il prend sur des prolapsus de l’utérus ou du rectum. Comme s’il s'agissait de l’épiderme, on taille des lambeaux de 3 à 4 cent. de long sur 1 à 3 de large. La réussite, dit-il, est presque sûre. Plus tard il emprunta des muqueuses aux animaux, à l’estomac de grenouilles, à l’œsophage de pigeons et de lapins, à des vessies de lapin. Ces muqueuses se détachent facilement de la tunique musculeuse et adhèrent très bien; mais il ne peut encore comparer leur résistance avec celle des greffes prises sur l’homme.

Woœlfler a fait 7 greftes :

1° Dans trois cas de rétrécissement infranchissable de l’urèthre : uréthrotomie externe, partie indurée et portion ma-

dits

lade du canal enlevées comme une tumeur. La cavité ainsi créée fut tapissée avec des greffes muqueuses et on plaça une sonde à demeure pour façonner le nouveau canal. La continuité de celui-ci s’obtint dans les trois cas. Dans un cas on put s’assurer 6 mois après de cette perméabilité ;

2° Dans 2 cas de blépharoplastie avec succès ;

3° Dans un cas de rhinoplastie et un cas de méloplastie.

Pour les régions canaliculées pour lutter contre la rétraction des tissus environnant la nouvelle muqueuse, on doit passer des bougies pendant un certain temps.

Les greffes sont surtout solides quand elles sont au milieu de tissus analogues.

Ces essais intéressants méritent de susciter de nouvelles tentatives.

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