LE CANAL CENTRAL
culalion. En se reportant à la figure 2, on en peut avoir une impression très suffisamment exacte, avec quelques variantes que nous allons signaler :
Comme chez le lapin 4, la substance grise a été décapitée au niveau de la région moyenne des cornes antérieures ; la corne antérieure gauche a été plus atteinte par le processus hémorragique, qui est, d’une manière générale, plus accentué de ce côté de la moelle.
Le canal central se voit à la limite de la portion épargnée et du tissu détruit, un peu repoussé vers la droite.
Dans la région postérieure de la moelle, les désordres sont plus accentués encore que chez le lapin 1. La substance grise des cornes postérieures n’est représentée que par des tronçons très petits et absolument indistincts, d’un aspect analogue à celui qui, sur la figure 2, s’est trouvé déjeté en plein cordon latéral gauche.
Mais, ce qui différencie d’une manière évidente les préparations provenant de Pun ou de l’autre animal, c’est l'infection secondaire, plus développée encore chez le lapin 3 que chez le lapin 2, et qui manquait absolument chez le lapin 4, mort à la fin de l’opération.
Tout le tissu infiltré par l’hémorragie est réduit en une bouillie où pullulent les petites cellules rondes. Les vaisseaux, en particulier dans la substance grise des cornes antérieures non détruites, sont extrêmement dilatés, et de leur périphérie partent des traînées embryonnaires, En certains points, on peut même voir des ruptures de ces capillaires dilatés, créant de petites hémorragies secondaires.
Le canal central, non rompu, bien que l’une de ses parois soit au contact immédiat de la région ramollie, contient du pigment sanguin en assez grande quantité, des masses granuleuses indistinctes et quelques cellules rondes.
Toute la périphérie de l’organe, dans les cordons antéro-latéraux que l’hémorragie à en partie respectés, est le siège d’une dégénération très marquée, produisant un véritable état criblé du tissu.