PIQURES DE LA MOELLE
des capillaires dilatés qui la traversent, La région centrale est peut-être un peu plus atteinte; les hémorragies capillaires y sont nombreuses. Le canal central n'est rompu nulle part. Mais il contient du sang, en plus ou moins grande quantité jusque dans le deuxième segment lombaire, à un niveau où la substance grise et la substance blanche sont normales, et il paraît dilaté un peu plus haut encore. Aux différents étages on rencontre, autour des îlots radiculaires, une petite quantité de sang épanché, mais sans compression possible.
Résumé. — Une piqûre de la moelle, accompagnée d'une injection insignifiante de sang, a créé des désordres spéciaux, par suite du développement ultérieur d’une myélite, à laquelle ont pris part sans doute le résultat du traumatisme des éléments nerveux lui-même, etl’infection post-opératoire.
La survie de vingt-quatre heures seulement, l’animal ayantété sacrifié, a suffi pour produire cette myélite.
EXPÉRIENCE Il
Cuiex. — Vigoureux, 12 kil.
Le 11 décembre, apres lamnectomie portant au niveau de l'émergence de la troisième racine cervicale, on pique la moelle avec une aiguille pleine, un peu plus grosse que l'aiguille de gros calibre d’une seringue de Roux.
Immédiatement, il tourne la tête à gauche, et les pattes du côté droit se raidissent. Respiration lente ; cœur lent. Température rectale : 386. L'animal est hémiplégique à droite, mais d’une manière très incomplète. Les troubles moteurs ne dépassent pas une simple parésie.
Quatre heures plus tard, la température n’est plus que de 36°5, puis elle remonte à 38°8, quelques heures après (soir).