‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 12 sur 150 · LEYDEN. — VULPIAN · texte numérisé non relu

LEYDEN. — VULPIAN

consacraient à l’hématomyéliè dans leurs Traités.

Mais surtout, l'étiologie des cas traumatiques devenait plus précise: on étudiait au microscope la commotion de la moelle, on précisait le rôle des flexions forcées de la colonne vertébrale, non seulement chez l’adulte ou le sujet jeune, mais aussi chez le fœtus, au cours des accouchements laborieux.

De plus, les accidents paraplégiques survenant lors de la décompression brusque chez les scaphandriers, les pêcheurs d’éponges, les ouvriers des caissons, étaient expliqués par des hémorragies médullaires, que constatait Leyden (1879).

Ainsi, la question avait en quelque sorte déplacé son axe, ce n'était plus sur le même point que l’on discutait. L'hématomyélie était universellement dépossédée de l'unité et de l'importance nosographique qu’on avait pu lui attribuer à la fin de la première période de notre historique, mais divisée en plusieurs variétés, elle acquérait chaque jour une importance plus grande.

Cet état des connaissances se trouve particulièrement résumé dans les leçons de Vulpian, en 1879, où il reproduit, à peu de choses près, les conclusions de M. Bouchard et aussi en 1881, dans la thèse de Boppe, faite sous l'inspiration du professeur Jaccoud. L'auteur y reprenait les cas antérieurement rapportés, et y joignait une observation personnelle, demeurée purement celinique, le malade ayant survécu.

Ce travail, par son esprit, par la nature des faits qu’il contient, marque en quelque sorte la fin de la seconde période ; à ce moments’ouvre la troisième, dans laquelle la question se meut encore aujourd’hui.

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