MINOR. —- ALLEN STARR
myélie à propos d'un cas (1) très minutieusement étudié (hématomyélie à la fin de la grossesse, sans cause). L'année 1890 apporte à l’hématomyélie une importante contribution.
Ce sont les travaux de Schmaus, sur la commotion médullaire, qui précisent certaines variétés d’hématomyélie, tout en restreignant son rôle dans les phénomènes généraux de la commotion.
Ce sont plus encore ceux de Minor, communiqués au Congrès de Berlin, et qui ouvrent toute une série d’études que nous devons au même auteur ou à d’autres neurologistes, et qui devraient ici être analysées en détail, si un chapitre entier de ce travail ne leur était consacré.
M. Minor et ceux qui l'ont suivi ont insisté les premiers sur le rôle que pouvait jouer une hématomyélie antérieure dans le développement secondaire d’une affection chronique de la moelle, analogue à la syringomyélie. S'agit-il là d'une véritable gliose médullaire ? Nous ne pouvons que poser la question pour le moment. Dans les années suivantes, ce point est celui qui attire le plus ‘l'attention sur l’hématomyélie, mais l'étude anatomo-clinique de Thorburn sur les hématomyélies traumatiques est complétée par divers auteurs, en particulier Allen Starr (1892-1894).
Les notions nouvelles sur les myélites infectieuses provoquent des recherches expérimentales nombreuses, au cours desquelles l’hématomyélie apparaît comme accident secondaire de la myélite. Déjà, en 1893, M. le
(1) Voir observation 21.