L'HÉMATOMYÉLIE RÉSULTE DE PLUSIEURS CAUSES
d’une chute violente sur le sol, qui avait porté la tête en hyperflexion en arrière — mais cette chute était survenue en état de mal épileptique, c’est-à-dire qu'au traumatisme s’ajoutait vraisemblablement la congestion, et de plus, l’autopsie montra des altérations vasculaires, moyennes à la vérité, mais très nettes.
Ou bien, comme dans les observations de Bernhardt, de Luisada (hématomyélie dans la coqueluche), la congestion survient au cours d’un état infectieux de tout l’organisme, qui permet au moins de supposer une moindre résistance des vaisseaux.
On pourrait sans difficulté multiplier les exemples, de telle sorte que le plus souvent, l’hématomyélie nous apparait, non comme la conséquence d’une cause unique et précise, mais plutôt comme la résultante de différentes causes additionnées. C’est là, peut-être, ce qui explique sa réelle rareté. Rien n’est plus banal, en effet, que l’énumération des différentes circonstances étiologiques qui précèdent. Dans l’ensemble de la pathologie peu d’accidents sont pourtant aussi rares que les hémorragies de la moelle épinière. |
C’est aussi par là que l’hématomyélie n’est pas une maladie, et que se trouve pleinement justifiée la conception de ceux qui refusaient d'admettre son unité nosologique. — Mais c’est aussi, et plus encore peut-être, la condamnation de la doctrine de l’hématomyélite, exclusive plus que toute autre.
On pourra reprocher à ces conclusions leur incertitude, et le désordre qu'elles attribuent à une question où des auteurs, dont le nom est illustre dans la science, ont apporté des divisions rigoureuses,