‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 31 sur 150 · FRAGILITÉ RELATIVE DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

FRAGILITÉ RELATIVE DES VAISSEAUX

pur,on trouve soit dans les antécédents, soit dans les constatations nécropsiques, des éléments étiologiques multiples dont la part respective est possible.

Ce sont, par exemple, des altérations vasculaires (athérome, dégénérescences diverses chez les alcooliques, etc.). Il semble qu’il y ait toute une série d’intermédiaires entre la rupture spontanée d’un anévrysme de la moelle (dont l'existence, bien qu'exceptionnelle, semble prouvée),et l’hématomyélie traumatique par hyperflexion brusque où par commotion brutale.

En d’autres termes, le système vasculaire de la moelle, en dehors de conditions purement anatomiques qui vont trouver leur place dans un instant, semble avoir besoin d’une fragilité relative, si l’on peut employer cette expression, pour produire des hématomyélies. Cette fragilité peut tenir à des altérations dans la paroi même des vaisseaux, à une stase exagérée, très souvent à ces deux causes ensemble, parfois à d’autres encore.

L'enfant signalée par Page, prise de paraplégie pendant des efforts de défécation au cours d’une constipation opiniâtre, était depuis plusieurs années de constitution chétive et de nutrition imparfaite. Elle était anémique à l'excès, comme ces malheureux atteints d’anémies graves, dont le système vasculaire laisse échapper par des fissures multiples un sang qui entretient mal la nutrition de ses parois, que ce soit dans le tissu conjonctif, dans les parenchymes viscéraux, dans la rétine, dans le système nerveux enfin.

Ou bien ce sont des cas comme celui de Wille. L’hématomyélie s'était produite dans la moelle cervicale, au lieu d'élection des hématom yélies de Thorburn, à la suite

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