‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 4 sur 150 · I, — PREMIÈRE PÉRIODE · texte numérisé non relu

I, — PREMIÈRE PÉRIODE

Constitution d'une entité nosologique nouvelle, lPhémorragie médullaire, comparable, dans une certaine mesure, à l’hémorragie cérébrale.

Les premières observations où la valeur de l’hémorragie de la moelle ait été mise en lumière sont naturellement fort incomplètes. Pour cette raison, la plupart d’entre elles ont donné lieu dans la suite à des controverses et à des interprétations variées, suivant les tendances pathogéniques de ceux qui les critiquaient.

C’est ainsi qu’en 1808, Gaultier de Claubry publiait un cas « d’hématorachis avec ramollissement pultacé et infiltration sanguine du tissu de la moelle épinière » survenu en quelques instants, et ayant entraîné la mort en peu d'heures. L’autopsie avait montré des désordres très étendus, une véritable fonte de la plus grande partie de la moelle dans un épanchement hémorragique qui occupait également les méninges et le canal rachidien. Aucune cause ne semblait avoir déterminé l’apparition de ces accidents (1).

Six années plus tard, Home publiait un cas d’hématomyélie en foyer, consécutive à une luxation de la sixième vertèbre cervicale sur la septième.

Ainsi s’opposaient en quelque sorte des exemples de deux des variétés étiologiques principales de l’hématomyélie : de celle que nous appelons encore aujourd’hui

(1) Voir observation 30.

Page 1