OLLIVIER D'ANGERS. — CRUVEILHIER
spontanée, faute d’un meilleur terme — ou plutôt faute de science, — et de celle qui relève d’un traumatisme rachidien.
L’attention des médecins devrait être désormais attirée sur ces phénomènes, d'autant plus que les années suivantes voyaient s'ouvrir, avec Rochoux, Rostan, Lallemand, Cruveilhier, l'ère des recherches pathogéniques sur les accidents hémorragiques et inflammatoires du cerveau.
En 1826, Payen publiait une observation nouvelle, que l’on pouvait rapprocher de celle de Home (1).
L'année d’après, le mot d’hématomyélie était créé par Ollivier d'Angers, qui dans son livre sur les Maladies de la moelle épinière lui consacrait une division spéciale.
Puis les observations se succédaient : celle de Hutin en 1828, spontanée, observée sur un vieillard de soixantedix ans, mort subitement la nuit sans maladie anté- * rieure (2).
La même année, Cruveilhier faisait paraître dans le 3° livre de son Anatomie pathologique la relation d’un cas beaucoup plus minutieusement observé que les précédents, soit pendant la vie,soit sur la table d’amphithéâtre. L'intérêt principal de cette observation, dont on trouvera le résumé plus loin (3), est qu’elle semble bien être un exemple de plusieurs hématomyélies successivement apparues chez le même sujet. Cinq ans avant l'affection terminale, le maladè avait été pris d'accidents dont la pathogénie semble identique. L’autopsie montra du
(4) Voir observation 34.
(2) Voir observation 32.
(3) Voir observation 33.