DIFFICULTÉS DE L'EXPÉRIMENTATION
veines de la substance grise, à l'exception des capillaires. Nous avons vu que chez l’homme, certains auteurs, entre autres Kadyi, étaient disposés à en admettre l’existence.
Quoi qu’il en soit, ce que l’on peut aflirmer, c’est que, en rapport avec la valeur morphologique et fonctionnelle plus haute de la moelle, se trouvent des perfectionnements de la vascularisation qui permettent d’atténuer pour les éléments nerveux les effets des troubles circulatoires.
Ce n’est pas tout. La moelle humaine, plus vasculaire, est par là même plus exposée aux ruptures et aux hémorragies. Mais elle est aussi plus riche en collatérales des cordons ; non seulement ses éléments nobles sont plus nombreux et plus différenciés, mais encore leurs mécanismes accessoires sont plus complexes.
Et c’est ainsi que, d’une part, des causes qui, chez l’animal ne produisent que peu ou pas d’hématomyélie, en créent plus facilement chez l’homme, — et, d'autre part, que la moelle humaine, plus divisée que celle de l'animal par des cloisons incomplètes de fibres nerveuses, permet moins encore que celle-ci aux épanchements de s'étendre en surface, et augmente au contraire leur tendance à se propager en hauteur.