‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 39 sur 150 · GÉNÉRALITÉS T · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS T

MM. Goldscheider et Flatau, la moelle d’un cadavre à la moelle vivante, où les liquides circulants entretiennent des courants incessants, laissent ouvertes des portes que les phénomènes cadavériques ferment ou détruisent. Nul doute que le sang épanché dans la moelle vivante ne se propage un peu autrement que l'injection colorée, mécaniquement poussée dans la pièce anatomique.

Il faudrait donc accorder plus de confiance aux expériences sur l’animal vivant? Peut-être, mais là encore il est bon de savoir d'avance modérer ses espérances. La moelle humaine, au point de vue circulation, névroglie, fibres à myéline — diffère essentiellement chez l’homme et chez l'animal. Parmi les animaux qui fréquentent normalement les laboratoires, le chien est, avec le singe, celui dont la moelle rappelle le plus les dispositions anatomiques de la nôtre — puis vient le lapin, puis le cobaye. Mais il y a plus de distance de la moelle de l’homme à celle du chien, que de celle-ci à celle du lapin.

C’est surtout dans la substance grise — l’élément noble — que les divergences s’accusent. M. Hoche,: dans un intéressant travail (Zetéschrif{f.MorphologieundAnthropologie, Bd. I, 1899), a montré que le cercle artériel périmédullaire présentait chez le chien et le lapin les plus grandes analogies avec celui de l’homme, mais que, du lapin à l’homme, en passant par le chien, on peut observer une amélioration croissante de la circulation de la substance grise.

Cette amélioration porte d’une part sur l'importance des ramifications vasculaires, et de l’autre, sur les anastomoses. Il est certain que chez le lapin, par exemple, il n'existe aucune communication entre les artères et les

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