‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 56 sur 150 · CONGESTION DE LA MOELLE · texte numérisé non relu

CONGESTION DE LA MOELLE

taient un trajet sinueux, parfois unedisposition absolument hélicine, en des points où ils présentent d'ordinaire une rectitude parfaite. Tout autour d'eux, le tissu nerveux avait été refoulé, laissait un vide. Il y avait, dans leur intérieur, beaucoup de sang, et de nombreuses bulles de gaz.

L'aspect de cette lésion éveille immédiatement l’idée que ces vaisseaux ont subi, à un moment donné, une injection brusque et brutale. Ils se sont évidemment allongés, suivant la loi commune. Il y a donc eu, subitement, capacité de beaucoup insuffisante pour le contenu. Le dégagement des bulles de gaz, prenant la place du sang, explique-t-il suffisamment ce phénomène? Peut-être. Mais on remarquera que, si soudaine que soit la décompression, les bulles de gaz n'auraient pas augmenté dans d'aussi fortes proportions la capacité des vaisseaux, si le sang qui y était contenu avait pu refluer vers les territoires voisins. Mais il y avait en même temps congestion médullaire par afflux du sang abdominal; il nous semble que cette dernière circonstance aide au moins à la compréhension du phénomène.

Il y a donc dans la décompression atmosphérique brusque, chez l’homme, des lésions complexes. Celles qui intéressent l’hématomyélie sont l’hémorragie par rupture de petits vaisseaux sous l'influence du dégagement brusque des gaz du sang, et l’infarctus hémorragique. Elles peuvent coexister. L’infarctus hémorragique est la lésion la plus fréquente.

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