‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 55 sur 150 · EMBOLIE GAZEUSE · texte numérisé non relu

EMBOLIE GAZEUSE

une fois de plus, l’erreur de certains, de vouloir soumettre un fait pathologique à une seule cause.

Nos expériences, que l’on trouvera en partie résumées, et qui feront l’objet d’un autre travail, ont porté, pour des raisons de force majeure. (difficulté de se procurer des appareils à compression) sur des animaux peu propres à ce genre d'étude : lapins et cobayes.

- Elles nous ont néammoins permis de constater qu’à côté de l’'embolie gazeuse il fallait faire une large place au dégagement 1n situ des gaz dissous dans les liquides organiques. Le dégagement des gaz peut se faire dans des vaisseaux, et dans quelque cas, en amener la rupture, engendrant des hématomyélies primitives par opposition à celles qui succèdent à l’infarctus ischémique.

Il peut se faire également dans le canal central, dans le tissu même de la moelle, créant des lésions d’ordre spécial, que le professeur v. Leyden avait déjà décrites avec grand soin, mais qui s’écartent de notre sujet.

Mais il y a plus. Dans sa thèse d’agrégation sur la pathogénie des hémorragies, M. le professeur Bouchard avait, pour cette sorte d'hémorragies de la moelle, invoqué l'influence possible du dégagement des gaz de l'intestin, dont le développement instantané a pour résultat la compression des vaisseaux intestinaux et le refoulement du sang abdominal vers d’autres territoires vasculaires. La théorie de l’embolie gazeuse, et de l'influence prépondérante des gaz du sang avait laissé un peu dans l’ombre cette manière de voir. Nous avons constaté, chez tous les animaux soumis à nos expériences, un phénomène singulier du côté des artères et des veines intra-médullaires.

Tous les vaisseaux, ou à peu près, sur une coupe, affec-

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