‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 89 sur 150 · DES CORNES ANTÉRIEURES · texte numérisé non relu

DES CORNES ANTÉRIEURES

On notera seulement la déformation, plus marquée encore,

de la moelle, par éclatement de la moitié gauche dans sa partie postérieure.

F1G. 3. — (Quatrième segment lombaire). La lésion se limite. La corne postérieure ‘droite est rattachée à la corne antérieure. Le sang à fusé dans le sillon médian antérieur.

Une disposition analogue, bien moins prononcée cependant, s'observe aussi au niveau du cordon postérieur du côté droit. En ce point l’hémorragie a essayé également de se frayer un passage dans le sens transversal, maïs elle a été arrêtée par la corne postérieure, qui, celte fois, est restée attachée à la corne antérieure homonyme. La pression exercée par l’épanchement sanguin s’est alors traduite par une poussée en arrière, d’où la saillie exagérée du cordon postérieur.

Du côté gauche la corne antérieure présente le même aspect que sur la coupe précédente.

La corne postérieure, séparée du reste de la substance grise, est rompue en plusieurs fragments, l’un, le plus volumineux, occupant presque la place normale de la corne, et les autres disséminés parmi les tissus désorganisés par linfiltration hémorragique.

Dans le cordon latéral gauche la coupe a attaqué de biais un certain nombre de tubes nerveux, inclinés par la déformation de la moelle.

Un foyer d'infiltration sanguine se trouve dans le cordon latéral droit, en avant du faisceau pyramidal. De petites

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