‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 88 sur 150 · ROLE DE LA ZONE MOYENNE · texte numérisé non relu

ROLE DE LA ZONE MOYENNE

encore quand on considère la moitié droite. De ce côté, l’hémorragie n’a presque pas pénétré. Presque pas de caillot, et l'infiltration hémorragique vient, de plus, buter contre une mince traînée de substance grise restée intacte, étendue obliquement entre la corne antérieure qui a gardé sa forme et ses dimensions normales et la corne postérieure, complètement détachée, mais non détruite, et rejetée en arrière.

Aussi, dans les cordons latéraux ne trouve-t-on à droite que des points hémorragiques très rares et limités, tandis qu’à gauche la coupe est tachetée de flammèches où l’on peut reconnaître, soit des globules rouges intacts, soit des débris pigmentaires et des cristaux. Un petit îlot de substance grise, où l’on ne trouve pas de cellules ganglionnaires, s’est trouvé rejeté de cette manière vers la gauche, en plein cordon latéral.

Dans la corne postérieure droite déplacée en arrière, on distingue assez bien le groupement cellulaire de la colonne de Clarke.

Dans la corne antérieure du même côté, vers l'angle externe, se trouve une petite tache hémorragique. On en rencontre quelques autres dans la partie de la région centrale qui a été épargnée, en particulier au voisinage immédiat du canal épendymaire, réduit à une fente transversale linéaire, par la double pression antéro-postérieure que ce point de la moelle a supporté. Vers l’une de ses extrémités, entourée par l’infiltration hémorragique, le revêtement épithélial s'est rompu et le sang s’est glissé un peu dans le canal.

En avant, dans les cordons antérieurs, tout près de la commissure blanche, on trouve un point hémorragique très limité, qui correspond sans aucun doute à l’hémorragie que l’on rencontrait sur la coupe précédemment décrite, dans la même région.

2 Quelques millimètres plus bas (partie moyenne du quatrième segment lombaire) l'aspect de la lésion présente les plus grandes analogies avec celui qui vient d’être décrit (voir fig. 3).

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