EXPÉRIENCE
Résumé. — L'observation précédente nous offre un exemple d'hématomyélie limitée exclusivement à l'irruption du sang, avec une certaine force, dans le parenchyme médullaire, puisque l'animal a succombé aussitôt après l'opération. Certains détails, que nous reprendrons dans les conclusions de ce chapitre, empêchent d’assimiler absolument l’hématomyélie ainsi produite à celle qui est, chez l’homme, la conséquence d'un traumatisme, ou d’une rupture vasculaire spontanée.
Nous ferons seulement remarquer :
1° La résistance de la région moyenne des cornes antérieures, qui a opposé une barrière presque infranchissable à l’hémorragie, même au point où elle était artificiellement produite, c’est-à-dire où elle avait son maximum de pression ;
2° La participation très nette du canal central à la propagation de l’hémorragie.
EXPÉRIENCE Il
Larin 2, fort, poids : 2 kil. 850.
3 octobre. — Région lombaire (troisième à cinquième vertébre lombaire). Asepsie locale. Incision para-épineuse. Décollement des muscles des gouttières de chaque côté des apophyses épineuses. Ablation de deux apophyses épineuses à la cisaille coupante, et ouverture du canal vertébral sur une longueur de cinq à six millimètres environ.
Hémorragie peu abondante, arrêtée par tamponnement.
Puis on injecte dans la substance médullaire à découvert, à travers la dure-mère, 1/10 de centimètre cube de sang pris dans la plaie.
Suture profonde (musculo-aponévrotique) à la soie. Suture
cutanée au fil métallique.