‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 95 sur 150 · SYMPTOMES OBSERVÉS · texte numérisé non relu

SYMPTOMES OBSERVÉS

Aucun phénomène pendant l'opération, sauf une secousse assez violente au moment où la moelle etles méninges ont été découvertes.

Pendant que l’on détache l'animal, convulsions cloniques dans les membres du côté gauche, surtout dans la patte postérieure. Quelques convulsions dans la patte postérieure droite.

Une fois libre, l'animal reste à la même place. Si on le presse, il avance en se servant seulement des pattes antérieures. Les postérieures suivent, étendues, esquissant seulement de très légers mouvements.

Cinq minutes plus tard, nouvelles secousses épileptoïdes, dans la patte postérieure gauche seulement.

La recherche de la sensibilité à la piqûre ne donne pas de résultats nets, à cause de l’état un peu abattu de l’animal, qui ne réagit pas aux excitations, d’où qu’elles viennent.

Par contre, la simple palpation des muscles des extrémités postérieures détermine des secousses brusques dans le membre touché, et réveille pour un instant, du reste assez court, la trépidation spinale.

Un quart d'heure apres, on ne retrouve plus ce phénomène,

A ce moment, on note une différence nette entre la sensibilité des régions antérieures et celle du train postérieur. Ce dernier est notablement moins sensible, sauf au niveau de la lésion médullaire, ou l’hypoesthésie postérieure se trouve limitée en avant par une zone d'hyperesthésie large de un ou deux centimètres, et se perdant sur la face ventrale du tronc,

Au-dessus, sensibilité normale.

Réflexes rotuliens exagérés. À gauche, la recherche de ce réflexe provoque de la trépidation spinale assez nette.

Trois heures après (deux heures de l'après-midi, lopération ayant été pratiquée entre dix et onze heures du matin et l'animal ayant mangé immédiatement après celle-ci), assez bon état. L'animal remue la tête avec vivacité, mais ne quitte pas le point de sa cage où il reste couché. Quand on l'y oblige, il se traîne sur les pattes de devant; les postérieures suivent inertes. Au repos, il ramène les genoux sous son corps, mais les segments

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