‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 16 sur 47 · PAIE · texte numérisé non relu

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Entre ces cellules et les leucocytes il y aurait diverses formes de transition, de nombreuses cellules incolores différenciées par la grosseur et la quantité de leurs granulations.

Ces cellules se retrouvent encore dans le sang des oiseaux, des poissons, etc... mais là, elles sont bien rondes et ne semblent donc avoir aucun rapport avec les globules rouges ovales. N

Outre les éléments ci-dessus, on voit donc encore dans le sang, dit Raehlmann, des particules albuminoïdes extrêmement petites qui apparaissent comme de petites sphères jaunes ou comme des points fins d’un gris lumineux et d'autant plus nombreux que la source de lumière employée est plus intense ; elles sont constamment en mouvement, sautant de ci de là les unes contre les autres et sont influencées aussi par les éléments figurés du sang : l’auteur dit ne pouvoir conclure pour l'instant à un mouvement brownien.

Ces particules se déposent en masse au bout de peu de temps sur la lamelle recouvrante et sur la lame porte-objet, les amas en sont plus considérables aux endroits où le verre présente des inégalités. Ces cor. puscules jaunes ont un aspect tout à fait semblable à celui des images cellulaires déjà décrites.

IL existe donc dans le sang des éléments très petits, en partie identiques aux produits ultimes de désagrégalion des globules blancs, mais qui peuvent provenir en majeure partie de la désagrégation des globules rouges : on ne peut faire la preuve directe de ces hypothèses que les observations antérieures rendent ce-

pendant très vraisemblables. ;

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Ces corpuscules auraient également été observés, avec leur même mouvement, dans les sécrétions, mais on ne peut affirmer qu'ils soient identiques à ceux du sang, car ces formes étant ultra-microscopiques, l’examen en est difficile.

Leur organisation pourrait être élevée et leur texture compliquée, sans que nous soyions jusqu'ici en état d’en apercevoir autre chose qu'un point lumineux ; leur grosseur varie de quelques dix-millionièmes à un quart de » et entre ces deux extrêmes on peut s’imaginer une organisation compliquée : dans le domaine de l'invisible, dont l’ultra-microscope recule la limite, il y a, caché, un monde organique tout nouveau.

L'unique signe qui peut aider à la différenciation des particules est leur mouvement propre : il sert à reconnaître les particules vivantes comme telles, sans

qu'on puisse pour cela refuser la vie à celles qui n’exé- .

cutent aucun mouvement spontané. Mais là où on re connaît distinctement des mouvements actifs et évidemment volontaires, comme chez les bactéries par xemple, on peut conclure à une structure compliquée bien qu'éptiquement on n’aperçoive que de simples points lumineux ou des bâtonnets. Est-ce à dire que c'est aussi le cas pour les granulations jaunes ou gTies dorit on a décrit le mouvement à l’intérieur des globules ? On ne peut guère faire de suppositions à ce sujet.

L'auteur pense que les petites particules albuminoïdes pourraient représenter un substratum matériel auquel on peul imaginer que sont liés les anticorps et les antitoxines.

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Comme en réalité on rencontre ces granulations ‘ fines et grises aussi bien à l’intérieur des globules du sang que libres à l'extérieur dans le plasma, comme elles sont, extrêmement minces et qu’elles peuvent se grouper en formant des images plus grandes et toujours ultra-microscopiques et comme on peut les désagréger et les reformer par l’adjonction d'agents chimiques et surtout par l’effet des ferments, Raehlmann ne trouve aucune objection à voir là une première preuve matérielle de la théorie d’Ehrlich sur les chaînes latérales.

Ces petites granulations grises se retrouvant aussi. très nombreuses dans les sécrétions inflammatoires en tant que produits d’'émigration, il ne serait pas impossible de les considérer comme porteurs d'infection dans certaines maladies.

L'auteur se réserve d'examiner de plus près, dans un travail ultérieur sur les sécrétions de la conjonctive dans le trachôme, le rôle joué par les particules albuminoïdes et les particules du protoplasme ; il termine en émettant l’avis que l’examen par l’ultramicroscope est destiné à agrandir considérablement les limites des connaissances biologiques.

STENGEL. — Le docteur Stengel, professeur de Clinique médicale à l’Université de Pensylvanie, médecin des hôpitaux de Philadelphie, dans son livre de Pathologie (1907), émet dans le chapitre consacré au sang quelques considérations au sujet des granulations.

Après avoir décrit la composition du sang, il dit que

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la nature des granulations des globules blancs est obscure : elles sont indubitablement en rapport avec la fonction spécifique des leucocytes, mais on ignore si elles $ont, comme le dit Ehrlich, des sécrétions cellulaires ou, comme le dit Altmann, des formes essentiellement anatomiques. ù |

Puis il parle des poussières du sang décrites par Müller : |

Nombre de théories, dit-il, ont été émises à leur sujet : les uns les regardent comme des granulations émigrées des leucocytes, d’autres comme des parties protoplasmiques de ceux-ci. Son opinion à lui est qu'on se . trouve en présence de fragments de globules rouges, identiques à ceux qu'on observe en chauffant du sang frais jusqu'à la température de désagrégation : dans ces circonstances, il se produit à la périphérie des globules rouges de petits bourgeons qui peuvent s'échapper et flotter librement dans le plasma.

Plus loin Stengel décrit sous le nom d’iodophilie un certain état du sang où on trouve dans les leucocytes ou dans le plasma des granulations se colorant par l’iode comme le glycogène, bien qu'on ne soit pas fixé sur leur nature glycogénique : les leucocytes qui présentent cette particularité sont surtout ceux qui ont un noyau polymorphe, les basophiles peuvent être coiorés, jamais les éosinophiles ne le sont.

= Le contenu intracellulaire consiste en petites granulations, régulières de forme et de taille, se colorant en Jaune-rouge ou en brun par l’iode ; dans des cas plus rares les leucocyles peuvent être colorés de façon dif-

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