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:— Sur 8 cas d'ictère infectieux, 4 présentèrent une absence ou une très petite quantité d’hémokonies après le repas d’épreuve, mais les hémokonies reparurent quand les matières fécales commencèrent à se recolorer. Chez trois autres sujets atteints d’ictère catarrhal franc avec selles mastic, l'apparition des hémokonies dans le sang était normale. Enfin dans le dernier. cas d'ictère infectieux, aucune hémokonie ne fut observée dans le sang après le repas d’épreuve ; il en fut de mèême dans un Cas de cirrhose biliaire.
Les auteurs arrivent aux conclusions suivantes :
La suppression globale de l’afflux biliaire dans l'intestin entraînerait l'absence d’hémokonies dans Île sang ainsi que le Fo d'absorption des graisses alimentaires.
Pour expliquer les faits paradoxaux observés dans les ictères liés à des altérations du foie, les auteurs émettent l'hypothèse d’une dissociation fonctionnelle de cet organe : dans les cas où l'excrétion des .pigments biliaires serait entravée, alors que les sels” biliaires continueraient à être secrétés, on retrouverail des hémokonies en nombre normal dans le sang ; dans les cas contraires, c’est-à-dire quand la secrétion des sels biliaires serait arrêtée, alors que les pigments seraient excrétés, pas d'hémokonies et par suite pas d'absorption de graisses. Il existerait d’ailleurs des cas où pigments et sels biliaires ne seraient plus déversés dans l'intestin et alors, comme dans les ictères par rétention, il n’y a plus d’hémokonies.
Pratiquement, l’absence d’hémokonies ne permet
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pas de conclure à un ictère par obstruction, mais leur présence écarte le diagnostic d'ictère par oblitération totale du cholédoque.
L'examen ultra-microscopique du sang peut donc être utilement appliqué à la clinique des affections hépatiques, pancréatiques, intestinales et à celle des maladies de la nutrition.
Hess. — Au cours d’une étude sur la viscosité du sang, W. Hess (Bonn, 1911) expose que les auteurs accordent en général aux corpuscules du sang une influence sur la viscosité, influence due aussi bien à leur nombre qu’à leur volume, À mesure que ces coTpuscules augmentent dans le sang, la viscosité croît, d'abord lentement, puis de plus en plus vite; linfluence de ces petits éléments est donc relativement petite quand ils sont peu nombreux, mais elle est très marquée quand leur quantité est plus considérable.
TRAITÉS RÉCENTS. — Certains traités récents men-
tionnent les hémokonies, mais ne donnent sur elles que peu de détails
__ F, Bezançon et M. Labbé (traité d'Hématologie, 1904) font remarquer qu'ils ne croient pas à la constitution graisseuse des granulations libres du sang et qu'elles n'ont aucun rapport avec la coagulation de 1x fibrine.
— Pour Morat et Doyon (Traité de Physiologie, 1904) les granulations du sang sont de nature protoplasmique et proviennent sans doute de la destruction des globules blancs ou des hématoblastes.