‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 22 sur 47 · LEO · texte numérisé non relu

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les blancs et termine en reconnaissant l'intérêt que paraît présenter le sujet, qu'il n’a fait qu'effleurer comme n'ayant qu'un rapport indirect avec l'objet de ses recherches.

Le docteur Leva a fait paraître une étude sur la « Lipémie alimentaire » dans la Berliner Klin. Woch. 1909). Une heure après l'absorption d’un repas riche en graisses, il a observé dans le sang, à l’ultra-microscope, une augmentation des hémokonies proportionnelle/à la quantité de graisse ingérée. Les autres aliments ne lui parurent pas avoir d'influence.

Pour compter les hémokonies il se sert de l'échelle suivante :

N° r Rares hémokonies.

N° > hémokonies assez nombreuses pour qu'on ne puisse plus les compter.”

N° 3 champ rempli d’hémokonies.

N° 4 le plus haut degré, tous les espaces libres sont remplis d'hémokonies.

L'auteur a observé que les plus petites hémokonies se présentaient, en premier lieu, puis il en apparaissait de plus en plus grandes. Il admet comme vraisemblable que leurs différences quantitatives et qualitatives répondent aux différentes sortes de graisses :

Le lait en donnerait le moins ;

Les œufs, la crêmre, le fromage en donneraient plus ;

L'huile d'olive encore davantage ;

Le beurre, le lard en donneraient le maximum et les

plus grandes.

Jamais les grandes hémokonies ne se transforment en petites, ni réciproquement.

Leva a appliqué l'examen des hémokonies chez cent malades du tube digestif et est arrivé aux mêmes résultats que Neumann. Ed

Levigrre et Bruzé. — Ces auteurs ont fait paraître,

dans les Bulletins et Mémoires de la Société médicale des Hôpitaux de Paris (décembre 1910), un article sur la « Lipémie alimentaire dans quelques ictères ».

Ils exposent qu'ils se sont d’abord convaincus, par

l'examen ultra-microscopique du sang, de la présence de nombreuses hémokonies à la suite de l'ingestion de graisses, hémokonies dont le nombre et le volume sont en raison directe de la quantité de graisse ingérée, alors que l'absorption de sucre, de fruits, de viande maigre n’exerce aucune influence sur l’image ultra-microscopique du sang.

! Puis ils ont cherché les modifications de nombre des hémokonies dans le sang des ictériques après l’absorption de 20 à 30 gr. de beurre sur un peu de pain :

— Sur 7 cas d’ictère par rétention dus à un obstacle mécanique siégeant sur les voies biliaires, les hémokonies firent totalement défaut dans le sang après l’ingestion du repas d’épreuve : il en fut de même avec deux chiens dont on avait lié le cholédoque.

— Chez un malade atteint d’ictère hémolytique, le

passage des hémokonies dans le sang fut normal, ainsi

que chez un chien atteint du même ictère à la suite d’une injection de toluylène-diamine.

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