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En effet, quand on dispose un objet sur la platine du microscope et qu'on l’éclaire par en dessous à la manière ordinaire, son image (qui se détache en sombre sur fond clair) est toujours un peu plus petite que l’image géométrique, la lumière diffractée sur les bords de l’objet empiétant sur son ombre géométrique. Si l’objet est très petit, il peut arriver que la lumière ainsi diffractée empiète totalement sur l'image “et la recouvre complètement, auquel cas l’objet devient invisible au microscope, dont le champ apparaît uniformément éclairé.
Mais il en va autrement si on éclaire latéralement le très petit objet, de manière que seule la lumière diffractée sur ses bords puisse pénétrer dans l’instrument, car alors et grâce précisément à cette lumière diffractée, le petit objet se comporte dans le champ sombre de l'instrument comme un point lumineux très brillant : il donne donc lieu à une image formée d’une tache centrale brillante entourée d’anneaux (qui n'apparaissent d’ailleurs que par des éclairages très intenses).
Tout dispositif dans lequel la lumière diffractée par l'objet pénètre seule dans l'instrument conduit au même résultat.
On comprend aussi que quand on examine deux objets très rapprochés avec le microscope ordinaire, les cercles de diffraction qui entourent les images empiètent les uns sur les autres, ce qui rend le champ confus, et on ne voit plus qu’une image là où il y en a deux (fig. 1).
Il est donc inutile de chercher à obtenir un grossis-
sement plus fort, le diamètre des taches augmentant proportionnellement.