‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 32 sur 47 · PAUL · texte numérisé non relu

PAUL

(1) Cette critique s'applique aussi à l'échelle de Leva.

à SE = 2 à ns

SRURE YA |

de ne pouvoir être appliquée qu’à des particules ayant au moins 1/2 , les plus petites n'impressionnant pas la plaque sensible.

>° Le docteur Comandon a employé-un procédé ingénieux en Cinématographiant les préparations de sang sur des films quadrillés : en faïsant la numéra-

tion sur un grand nombre de ces films, on peut établir

une moyenne suffisante : mais les mêmes objections se retrouvent encore ici.

3° Nous avons songé à utiliser des lames préalable-

ment quadrilées ou des cellules analogues à celles de l'hématimètre de Malassez, mais nous n’avons pas eu dé résultat satisfaisant à cause du mouvement incessant des hémokonies.

4° Nous avons aussi essayé d'employer l'oculaire d'Ebrlich. Onsail que cet nd sert à déterminer la proportion numérique des globules sanguins dans

les préparations sèches colorées. Un diaphragme qua-

drangulaire pouvant s'ouvrir et se fermer à volonté au moyen d'un bouton est monté dans un oculaire n° ?, l’un des côtés de ce diaphragme porte des encochés qui le divisent en quatre parties égales, de sorte que le diaphragme, suivant qu'il est ouvert en entier ou seulement aux trois-quarts, à la moitié ou au quart, donne des carrés dont les différentes grandeurs sont entre elles comme 16, 9, 4, 1.

Mais le plus petit carré est encore trop grand et or a trop d’hémokonies à compter. Nous avons alors per sé à fermer encore le diaphragme de façon à obtenir un champ dans lequel tient exactement un globule

— 88 — fi rouge formant point de repère : l'ouverture ainsi obtenue est encore trop grande.

5° Dans le même ordre d'idées, le travail de M. Per-. vin, professeur de chimie physique à la Sorbonne, sur la répartition des grains microscopiques dans une émulsion, nous a suggéré la méthode suivante

On place dans une cuve cylindrique plate de 1/10 de millimètre de hauteur une goutte de sang et on l'aplatit par une lamelle qui ferme complètement la guve (dispositif réalisé par la cellule Zeiss dans Ta nu. mération des globules sanguins) ; ou bien on se contente d'une préparation d’une goulte de sang écrasée entre lame et lamelle ordinaires. Puis on réduit le champ d'observation par l'interposition, dans le plan focal de l'oculaire, d'une rondelle de clinquant percée d'un petit trou rond de diamètre connu.

On aperçoit ainsi les particules en petit nombre à

un moment précis dans un même volume et sur une

tranche horizontale d'environ un micron d'épaisseur avec la cellule Zeiss ; avec la préparation ordinaire, on né voit également que peu de corpuscukes et il suffit de ne compter que ceux qui sont nettement réfringents et perceptibles, car ils ne forment qu’une tranche dont l'épaisseur est également d'un micron environ. En faisant un millier de lectures, peut-être un peu moins parfois, Chacune sur des parties différentes de la préparation et en ayant soin d'opérer toujours avec la méême intensité de source lumineuse, on obtient dés-nombres dont on peut lirer une moyenne suffisante. Le procédé de M. Perrin ou celui de l’oculaire d’'Ehr-

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lichprésententl'avantageide nefaireporter, dansfhaque

lecture, la numéralion que sur un nombre restreint de

. particules, maïs ils ne sont pratiques que pour des cor-

puscules plus gros que les hémokonies ; on peut compter ces dernières quand elles sont en nombre moyen (cinq ou six au maximum), mais la chose devient impossible quand elles sont nombreuses, ee qui est fréquent dans les examens de sang ; de plus, leur mouvement incessant les fait sortir trop rapidement du champ et les bords de ce dernier ainsi limité sont peu nets, ce qui amène des erreurs dans la numération.

Un pareil procédé serait en outre très long à appliquer pour la numération des hémokonies d'une seule préparation el on sait que cette dernière se modifie assez rapidement, surtout sous l'action de la chaleur.

Enfin des lectures aussi nombreuses dans 1e cas d'examens multiples à court intervalle sont aussi un inconvénient, auquel il faut ajouter l'extrême clarté qui fatigue beaucoup la vue.

6° Nous terminons par l'exposé de la méthode à laquelle nous nous sommes arrêtés : elle nous a permis de nous rendre neltement compte de toutes les vartations de nombre ‘des hémokonies.

Nous avons dessiné dix cercles de o m. 04 de diamè-

4re : chacun d'eux renferme des points représentant les

petites et les grosses hémokonies vues à l'ultra-micros-

cope avec l’oculaire n° 4 que nous avons loujours SYs-

tématiquement employé. Les cercles renferment respectivement en hénrokonies les nombres suivants, dont

. chacun est le double de celui qui le précède :

On voil, par un calcul simple, que ces nombres sont représentés par la progression géométrique suivante :

RSA D VAR Des PORT OS, KR ROSES Pour la commodité de la notation, nous avons numiéroté ces figures de o à g, ainsi que le nomtre la planche ci-contre (PI. n° 1). Ge mode de numération présente l'inconvénient de faire commencer l'échelle par le n° o, qui correspond à une hémokonie ; nous l'avons cependant adopté afin de faire coïncider les numéros de chaque cercle avec lexposant du chiffre 2 relatif au nombre des hémokonies dans ce cercle : ain-

si le n° 5 de notre planche renferme 32 hémokonies,

c’est-à-dire 25. Nous avons donné à chaque examen le

numéro de la figure qu'il paraissait représenter : n° 9

d'hémokonies par exemple pour le champ répondant à la figure n° 5. Quand le champ observé paraissait donner une image intermédiaire à deux figures de la planche, n° 5et n°’ 6, par exemple, nous avons employé la notation 5 1/2. Chaque préparation à été examinée en plusieurs endroits différents et notre impression a été souvent contrôlée par un autre observateur.

Nous reproduisons sur les figures 13 et 14 l'aspect de deux préparations de sang dont le nombre d'hémokonies peut être caractérisé respectivement par les numéros 2 1/2 et 6. au

(1) On sait que a puissance zéro (a) est égal à 1, donc 2 — 1. Rappelons aussi que 21 = 2 X 2; que 2:—2 x 2X2X 2X32,elc.

No0.—1 Hémok ( N° 1. — 2 Hémok ({ — 4 Hémok (2° No 3. — 8 Hémok (2;)

Nc 7. — 128 Hémok (2) No 6. — 64 Hémok (2°) N° 5. — 32 Hémok (2° No 4. — 16 Hémok (2‘)

No 8. — 256 Hémok (2) Ne 9, — 512 Hémok (2)

Echelle de numération des hémokonies Planche 1 La division 0 correspond à 2 milimètres ; 1 correspond à 4 millimètres, etc.

Fig. 43

Préparation de sang, hemokonies n° 6

Fig. 14

Nous devons ici mettre le lecteur en garde contre une double erreur d'interprétation :

IL'est d'abord bien entendu que chaque figure ne représente pas tout le champ, mais la partie centrale de la préparation ; si nous n'avons pas construit 1es cercles d'un diamètre égal à celui du champ, c'est que les parties périphériques de ce dernier sont toujours un peu confuses, alors que le centré est parfaitement nel.

En second lieu, ïl faut observer que les nombres d'hémokonies caractérisées par les numéros 6 à 9 ne sont pas proportionnels à ces numéros : ainsi le champ n°7 (128 hémokonies) en renferme deux fois plus que le n° 6 (64 hémokonies), quatre fois plus que le n° 5 (32 hémokonies) et seize fois plus que lent 3teuRe mokonics) ; remarquons encore, au sujet des fractionnements, que le n° > 1/2 (intermédiaire entre 4 et 8 hémokonies) indique une différence bien plus petite avec les numéros > et 3 que le n° 7 1/2 (intermédiaire entre 128 et 56 hémokonies) avec les numéros 7 et 8. Pour mieux faire comprendre le sens de la méthode, nous avons ajouté à la planche n° 1 une échelle dont les degrés correspondent exactement aux nombres des hémokonies de chaque cercle : pour des raisons d'ordre pratique, cette échelle ne dépasse pas le n° 6 de notre planche ; elle nous a! servi à la construction des courbes résumant certains résultats expérimentaux que l’on trouvera plus loin.

Nous n'avons pas cru devoir adopter une progression des hémokonies de 10 en 10, afin de ne pas avoir

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une échelle d'une longueur vraiment inutile en pratique. :

Cette méthode à l'avantage de représenter tout ce que l’on peut voir, depuis le manque d’hémokonies jusqu’à leur maximum. Dans les premiers degrés, il ust facile de compter les hémokonies, qui sont peu nombreuses dans le champ et en comparant à la planche on obtient une analogie très exacte ; dans les autres, les intervalles entre deux cercles sont assez considérables pour écarter toute hésitation touchant l'analogie de ce que l’on observe avec le numéro correspondant de la planche et pour mettre d'accord des observateurs différents. Les fractionnements sont suffisants pour rendre compte des variations moins importantes, mais inéressantes à signaler parfois.

Les autres méthodes exposées peuvent avoir leur utilité dans certains cas, d’autres seront peut-être trouvées, plus précises ou plus simples : celle que nous avons employée nous a donné, malgré ses imperfections, une approximation qui nous a paru foft suffisante dans tous nos examens et ceux-ci, même multipliés, n’en ont subi aucune complication.

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