‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 31 sur 47 · LAPS · texte numérisé non relu

LAPS

ment des granulations intracellulaires mises en liberté par éclatemient des leucocytes.

On fait ensuite tomber une goutte d'huile de cèdre très pure sur la partie centrale du condensateur et une autre sur la partie de la lame qui doit y reposer ; de la sorte, en mettant la lame en place, les deux gouttes se rejoignent et l’interposition de bulles d’air est évitée.

Une troisième goutte d'huile est alors placée sur la lamelle et on observe à l'immersion, l’ensemble constitué par la lame, la lamelle et l’huile formant un seul milieu, que les rayons traversent parallèlement à l’incidence qu'ils ont à leur entrée. La mise au point s'obtient en abaissant l'objectif avec précaution et en faisant varier au besoin le levier du condensateur jusqu’à ce qu'on aperçoive les particules lumineuses se détachanit sur le fond obscur. 4

L’intervalle de temps qui doit s’écouler entre la prise de sang et l'examen de la préparation ne peut être fixé d'une façon précise ; il dépend des circonstances ; en tous cas, On à avantage à le rendre le plus court possible.

Il importe, en effet, d'éviter la coagulation commençante, la fibrine pouvant masquer certains éléments et donner une apparence fausse ; signalons à ce propos certaines ultra-particules en forme d’haltère qui proviennent de la fibrine.

S'il reste un peu d'alcool sur les lames, la coagulation est hâtée ; avec des lames très propres et bien sèches, on peut attendre un peu plus longtemps ; nous avons + d’ailleurs remarqué dans

nos expériences qu'on n'observe aucune modification avant un quart d'heure. Il faut aussi tenir compte de la chaleur à laquelle est exposée la préparation placée devant la lampe ; outre l'influence qu'elle à sur la coagulation, elle amène des modifications dans la forme et le nombre des ultra-particules, Sans qu'il soit possible de donner, quant à présent, une explication bien nette de ce phénomène.

IL convient aussi d'examiner la préparation en divers endroits et de choisir les parties relativement stables de préférence à celles où se produisent des courants (fig. 12) ; les hémokonies, entraînées en nombre beaucoup plus considérable, y donnent, en effet, lieu à des erreurs d'appréciation.

De La: Fmbs +

Courants d’'hémokonies

Fig. 12

Ces erreurs se produisent aussi si On examine des champs qui ne sont pas nettement éclairés, beaucoup d’ultra- particules échappant alors à l'observation.

Une question se pose maintenant : comment apprécier le nombre des hémokonies ? |

On à vu que pour y arriver, Neumann avait fixé trois

degrés pour son œil : Peu — Moyennement — Abondamment. L'éducation de son impression visuelle se faisant plus précise par l'exercice, cette échelle lui parut suffisante pour ses expériences. Mais il y a là un facteur individuel qui rend la numération imprécise : s’il s’est écoulé un certain laps de temps entre les séries d expériences, l'impression peut ne plus être la même : ce qui est peu pour un observateur peut être plus

considérable pour un autre ; il est enfin impossible de

définir ce que Neumann appelle peu ou beaucoup. De plus, cette échelle à trois degrés est insuffisante pour les cas où une petite variation, néanmoins très appré-

‘ciable, est intéressante à signaler, comme par exem-

ple dans les expériences répétées où des points de repère nombreux sont nécessaires (1).

Nous allons exposer, en les critiquant, quelques procédés différents: | ua , 1° La photographie instantanée permet de fixer l’image d’un champ microscopique, mais elle nécessite une installation assez coûteuse, encombrante et des manipulations nombreuses, peu pratiques pour les examens multipliés ; elle présente aussi l’inconvénient

Page 1