‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 46 sur 47 · PET V TE · texte numérisé non relu

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notre technique rendrait plus comparables entre elles les recherches exécutées par différents observateurs.

Il. — I] nous semble que l’on peut assigner üne

double origine aux hémokonies :

1° À coup sûr, la plupart de ces particules sont d’ori-

gine graisseuse. En effet : =

a) À la suite de l'ingestion de matières grasses, les hémokonies atteignent des taux élevés et s'y maintiennent longtemps ; plus l'alimentation est riche en graïsse, plus les hémokonies sont nombreuses.

b) L’absorption de viande maigre amène une 'augmentalion du nombre des hémokonies qui paraît due presqu'uniquement, sinon uniquement, à la graisse contenue dans cette viande.

re x ; (HR €) L'alimentation hydro-carbonée n’a qu’une influence insignifiante sur le nombre des hémokonies.

d) Le sang des vaisseaux qui viennent directement de l'intestin contient plus d'hémokonies que celui des autres vaisseaux.

e) Le jeûne produit une diminution progressive du nombre des hémokonies.

. f) Lorsque le tube digestif fonctionne mal, c’est-àdire assimile mal les graisses, les hémokonies sont toujours en nombre inférieur à la normale.

g) Par leur répartition dans le sérum centrifugé, on voit que les hémokonies ont, comme les graisses, une faible densité.

2° Il est pour le moins {très probable, et nous sommes persuadés pour notre part, qu’un certain nombre des hémokonies doit être d'origine intra-leucocytaire, sans qu’on soil actuellement en mesure de dire s’il s’agit là de particules purement protéiques ou de complexes où la graisse, chimiquement dissimulée, entrerail pour une part plus ou moins grande. En effet :

a) Jamais l’absence d'hémokonies n’a été constatée dans le sang, même à la suite d’un jeûne assez long.

b) L'action prolongée des rayons X paraît amener chez l'animal une petite augmentation des granulations libres du sang, coïncidant avec une désagrégation des globules blancs dont la quantité est très diminuée, Le nombre des hémokonies est augmenté dans les leucémies myéloïdes et en rapport probable avec la polynucléose. : d

ce) « In vitro », dans le sang exposé pendant un certain temps à la chaleur, les leucocytes ont des mouvements amiboïdes accentués, leurs granulations sont en effervescence et quelques-unes sont mises en liberté, soit par îlots de plusieurs, soit isolément. Dans ces conditions, de même que parfois chez l'animal chauffé, le

nombre des particules libres augmente nettement dans

le sang.

d) Les mêmes phénomènes se produisent quand on additionne le sang d’eau distillée alcoolisée, d'acides, de bases, de peptones, à des degrés de concentration convenables et des leucocytes paraissent parfois se vider de leurs granulations. Dans certaines conditions, des granulations intra-cellulaires sont donc mises en liberté dans le plasma. Ce qui rend peut-être ce fait particulièrement intéressant, c’est Le rôle, vraisemblable quoique mal connu quant à présent, que les granulations intra-leucocytaires peuvent jouer dans l’im-

munité.

II. — Il y a lieu de signaler que, lors de sa naissance, l'enfant présente. des hémokonies, identiques comme aspect et comme nombre à celles de sa mère et qu'à ce moment, «in vitro » et pendant les quelques! heures qui suivent, certains globules rouges renfernent des hémokonies.

IV. — La section entre deux ligalures des canaux pancréatiques chez le chien ne paraît pas entraver l’absorplion de la graisse, tout au moins quand celle-ci a éié ingérée en assez grande quantité.

V. — Les recherches que nous avons exposées sur certaines maladies du tube digestif montrent que l’examen des hémokonies pourrait constituer un nouveau

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