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Pour Hayem il n’y en a pas davantage chez le nouveau-né humain que chez l'adulte, tandis qu’au contraire elles sont innombrables chez certains manimi-
fères à la mamelle, particulièrement chez le petit chat. s
>° Des granulations de nature indéterminée. Les granulations albuminoïdes décrites par certains histologistes se rapportent à des hématoblastes plus ou | moins altérés : on sait que ces éléments se résolvent dans le sang des vaisseaux en corpuscules isolés et en amas-granuleux ; tenant compte de cette cause d'erreur Hayem reconnaît que le plasma du sang est pauvre en conte libres, mais il admet, qu'outre les
granulations graisseuses, on {rouve presque toujours.
dans le sang quelques out libres d'aspect particulier qui paraissent avoir jusqu'alors échappé à l'attention des observateurs, ils sont d’ailleurs très peu abondants dans le sang normal : il importe cependant de les signaler, car ils deviennent nombreux dans quelques cas pathologiques. | Les corpuscules en question sont de petites sphères incolores, très réfringentes, mesurant de 2 à 4 & de diamètre ; ils ressemblent à de grosses granulations graisseuses mais ne sont certainement pas de nature graisseuse, car ils ne se colorent pas en noir par l'acide osmique ; tout ce que peut dire l’auteur relativement à leur nature, c’est qu'ils ont une ressemblance absolue avec les corpuscules qu'on trouve en ‘abondance dans les organes hématopoiétiques : ganglions lymphatiques, rate, moelle des os. ie
Sci doi. re €
ES Mureer "Le docteur H. F\Müller, de Vienne, a, le premier, soumis à une étude approfondie les particules dont il est question dans ce travail : il leur a donné le nom d'hémokonies, les à étudiées à la Clinique médicale de Nothnagel à Vienne et à fait paraître sur elles un article dans le Centralblatt für allgemeine Pathologie, du 1° juillet 1896, sous le titre de : « Communication originale au sujet d’une partie constituante du sang non encore observée » : nous allons en donner un résumé. :
Les observateurs avaient jusqu'alors considéré. ces particules comme des éléments fortuits ne demandant Pas un.examen approfondi, quand un jour le docteur Knôbel, chargé par Müller d'examiner au MmICroscope une goutte de sang frais d’un addisonien, découvrit à l'immersion, dans le plasma, à côté d’érythrocytes en poïkilocytose et diminüés en nombre, une masse de très petites particules brillantes animées d’un vif mouvement : Müller se rappela les avoir déjà aperçues précédemment et les avoir considérées comme des produits de décomposition sans importance : mais cette fois leur grande quantité le frappa et l’idée lui vint qu'il pouvait s'agir Jà d’une augmentation de cause pathologique, le nombre devant en être plus restreint et la forme différente à l’état normal. |
On procéda alors à un examen de contrôle chez différents individus sains et malades : on vit chaque fois, à côté des globules rouges et blancs et des plaquettes, ‘des organismes constants et non fortuits, se présentant sous la forme \de très petites granulations, sphériques