‹ Étude sur les hôpitaux d'isolement en AngleterreChapitre 11 sur 69 · DES HOPITAUX D'INFECTIEUX A LONDRES · texte numérisé non relu

DES HOPITAUX D'INFECTIEUX A LONDRES

Nous avons vu que le Parlement chargea, en 1867, un conseil spécial, The Metropolitan Asylums Board, du soin de veiller aux mesures requises pour l'hospitalisation des indigents de Londres atteints de variole ou d^autres maladies contagieuses. Au moment de sa création, il n'existait pour ainsi dire aucune institution capable de remplir ce but : ni le Highgate^ ni le London Fever Hospital ne pouvant les admettre faute de ressource et de place. Restaient les hôpitaux ou plutôt les infirmeries attachées aux Workhouses dont l'aménagement au point de vue de Tisolement était encore plus imparfait que celui des hôpitaux généraux.

Le conseil se mit donc immédiatement à l'œuvre et fonda, en 1870,1e Homerton Hôpital pour fiévreux, et le Stockv^ell Hospital, contenant l'un 200, l'autre 198 lits : en 1871, de nouveaux bâtiments furent adjoints pour les varioleux, pouvant admettre 200 malades ; enfin, on ouvrit le Hampstead hospital de 160 lits. Plus tard, ils installèrent l'hôpital deFulham (180 lits), l'hôpital Deptford (180 lits). Toujours dans le même but, ils aménagèrent, en 1884, un ancien vaisseau de guerre, l'Atlas^ de façon à pouvoir y loger 150 varioleux ; un deuxième navire, le « Castalia », a été inauguré en 1885, et un nouvel hôpital sera incessamment ouvert à Winchmore Hill.

Afin de ne pas encombrer leurs hôpitaux, ils ont acquis de grandes propriétés à une certaine distance de la ville sur lesquelles sont évacués les convalescents ; on les loge sous des tentes, en quarantaine.

Il en existe une qui couvre une immense superficie à Darenth, près de Darford, et qui compte actuellement plus de 800

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