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ku point de jonction de ces salles, il existe un petit local pour la tisanerie.
La séparation entre les deux salles est faite au moyen d'un mur ayant des ouvertures en arcades fermées à une hauteur de 2'"i5 par une cloison vitrée.
L'étage supérieur est disposé de la même façon.
La ventilation s'opère au moyen de croisées opposées et de prises d'air dans le mur. Un appareil de ventilation existait autrefois, mais il a été supprimé.
Le bâtiment situé à l'est est réservé aux fièvres typhoïdes et divisé transversalement au centre par la salle d'entrée, la cuisine et les bains. Les hommes occupent la partie est; la partie opposée est destinée aux femmes.
Deux chambres particulières pour malades payants se trouvent à l'extrémité ouest du bâtiment.
11 n'y a pas de 2° étage.
Les dimensions des salles sont les mêmes que celles des scarlatineux et la séparation consiste en une cloison à châssis vitrés commençant à quelques centimètres du sol.
Une construction située entre les bâtiments latéraux renferme la lingerie, la buanderie et la machine à vapeur dont la force motrice est de 3 chevaux.
Le lavoir possède, en outre des appareils usuels, des séchoirs mécaniques, etc.
La cuisine et ses annexes sont spacieuses.
A l'est de cette construction se trouvent les salles mortuaires et d'autopsie. La salle de désinfection est située au fond et de chaque côté sont des locaux destinés à recevoir les objets contaminés ou désinfectés.
Désinfection.
L'appareil de désinfection est celui du D' Ransom.Il consiste en une caisse en fer de 1™50 de long sur l^bO de large et 2™ de hauteur, entourée d'un revêtement en bois lequel est séparé du fer par une épaisseur de feutre de 12 c/m. Le foyer placé sur le côté de la caisse dans la partie la plus basse, est alimenté par du gaz sans fumée dont la combustion est achevée par un système annulaire Bunsen. Le brûleur est un cylindre
en fer forgé encerclé de lames en toile métallique entre lesquelles l'air peut librement passer.
Un régulateur à mercure, automatique, règle l'entrée du gaz dansle brûleur ; il est disposé de manière qu'il y pénètre de moins en moins à mesure que la température s'élève ; de cette façon, lorsque le régulateur a été fixé pour une certaine température, on peut la maintenir indéfiniment même sans surveillance.
L'air échauffé, après avoir pénétré dans toutes les parties de la caisse, s'échappe par une ouverture munie d'un deuxième régulateur destiné à en régler la sortie.
La température habituelle est de 115" à 121°.
Comme moyens de transport, l'hôpital dispose d'une voiture d'ambulance à deux places et d'un lit-voiture consistant en un hamac suspendu sur des traverses supportées par des roues.
mCHGATE SMALL PCX HOSPITAL.
Cet hôpital, fondé en 1746, est situé à Highgate-Hill dans une situation des plus favorables. Il peut contenir 10.0 malades et l'on y traite environ 500 malades par an. Il ne reçoit que des varioleux payants,
C'est une construction oblongue, divisée dans le sens de la longueur par une galerie centrale.
Les salles se trouvent de chaque côté de cette galerie.
Les étages, au nombre de deux, sont ventilés et éclairés par de larges fenêtres donnant sur le devant du bâtiment et par d'autres plus petites ayant vue sur la galerie.
Outre des cheminées à feu apparent, les salles possèdent un système de ventilation et de chauffage artificiel aménagé de façon à ce que l'air passe sur des plaques chauffées avant de se distribuer dans les'salles.
Les malades sont admis lorsqu'ils viennent de la part d'un souscripteur (1) ou moyennant une rétribution fixée de 125 fr.
(1) Les souscripteurs ont les privilèges suivants :
Uq don de 1.250 fr. ou de 125 fr. annuellement donne droit à l'admission d'un malade gratuitement ou de 3 à 75 fr.
Un don de 250 fr. ou 50 fr. annuellement, à 2 malades à 75 tr. Enfm un don annuel de 25, à un malade à 75 fr.
Ce droit est acquitté soit par le malade lorsqu'il en a les moyens, soit par la commune.
Le médecin résident de l'hôpital nous a appris que depuis 48 ans, aucun cas de variole n'avait été constaté parmi le personnel revacciné. Tous les employés (infirmiers, etc.) sont invités à se faire revacciner avant de commencer leur service, et grâce à cette précaution, ils évitent la contagion. Comme une preuve à l'appui de ce qui précède, il a cité le cas d'un aidejardinier qui a été atteint de variole en 1831 : cet homme s'était formellement opposé à être vacciné.
Un bâtiment placé à une certaine distance de l'hôpital, sur un terrain lui appartenant, est affecté au service de la vaccination gratuite.
Désinfection.
Nous y avons vu un appareil à désinfection de MM. Godard et Massez, de Nottingham. Il est chauffé par un fourneau à gaz et notre ami le D' Goode, médecin résident, nous a assuré qu'aucun cas de contagion produit par un objet ayant été soumis à la chaleur sèche de l'appareil n'était parvenu à sa connaissance.
Les malades cependant reprennent toujours leurs vêtements en quittant l'hôpital et depuis cinq années que le D' Goode est attaché à cet établissement, il a pu suivre une quarantaine de malades pendant quelque temps après leur sortie, notamment dans le cas où ceux-ci sont envoyés en convalescence dans les Asiles municipaux de Walton et Bexhill. Il ne s'y est jamais déclaré de variole.
Ce fait tendrait à réhabiliter la puissance désinfectante de la chaleur sèche, complètement battue en brèche par des expériences récentes : elles ont démontré, en effet, que la température de l'intérieur d'un oreiller n'arrivait qu'à 70° et même moins, alors que celle de la chambre montait à 115° et au-dessus.
Nous comprenons néanmoins qu'à Highgate les résultats aient été bons pour les raisons suivantes: les vêtements, offrant une large surface, sont facilement pénétrés par la chaleur et on a soin de l«s y soumettre pendant douze heures consécutives.
En résumé, le Highateest un hôpital où les personnes aisées peuvent se faire soigner avec tout le confort du chez soi. Mais la clientèle est recrutée en majeure partie parmi les employés et les domestiques.
II remplit un but fort utile en donnant asile à une certaine catégorie de malades atteints de variole qui ne voudraient pas des hôpitaux du conseil métropolitain, destinés surtout aux indigents, et qui cependant ne sauraient rester chez eux sans courir le risque de contagionner leurs parents ou le voisinage.
Aussi les dons et les legs ne lui font pas défaut, et l'établissement nous a paru en pleine prospérité.
Un bâtiment spécial d'observation et de traitement est réservé pour l'isolement des malades qui ayant semblé au début présenter les symptômes de la variole ont été plus tard reconnus non varioleux.