DATE
Variole
Décès enregistrés
dans le houry
Cas traités
à riiûpital
Fièvre scarlatine
Décès enregistrés fiaus le bourg
Cas traités
à l'iiopital
Fièvres
Décès enregistrés dans le bourn;
Cas traités
à l'hôpital
Rougeole
Décès
enret<is-
xrés
dans
lebonrn
Entrées
à l'hôpital
On verra ainsi que, à part la variole, le nombre des cas isolés,comparé aux décès enregistrés dans le bourg est très faible. Jusqu'à un certain point, cela tient au caractère temporaire des bâtiments de l'hôpital, et à certaines causes locales.
Aucune liste de l'état social des malades n'a été dressée, mais le plus grand nombre sont des gens appartenant à la classe ouvrière, envoyés par un dispensaire qui ne s'occupe que des malades incapables de se procurer des soins médicaux à leurs frais.
Viennent ensuite les domestiques et les pensionnaires des établissements publics. Quelques-uns ont été admis, venant de maisons de commerce, d'écoles et de familles privées.
En 1878, la municipalité, par un arrêté spécial, rendit la déclaration des maladies contagieuses obligatoire ; mais comme
106 ÉTDDE SUR LES HOPITAUX d'iSOLEMENT.
cette mesure n'a pas été encore mise en pratique, on ne peut se rendre un compte exact de l'inlluence de l'isolement immédiat dès les premières attaques.
Néanmoins, la valeur de l'hôpital en plusieurs occasions, comme obstacle à la propagation des épidémies de variole et de typhus, en limitant celle de la fièvre scarlatine, a étémise enlumière par le D'' Seaton, médecin du comité d'hygiène pour la ville.
Relativement à la fièvre scarlatine, le D'' Seaton dit qu'en 1879, sur les 60 cas admis à l'hôpital, 30 avaient pris naissance dans des « maisons contenant beaucoup d'enfants susceptibles de contagion », et on peut juger de l'effet produit par un isolement immédiat, combiné avec la désinfection, en constatant qu'un seul cas seulement se produisit par contagion, et encore n'est-il pas bien certain qu'il ne soit dû à une autre source (1). Des résultats semblables ont été obtenus en 1880; le seul cas qui fut constaté, malgré un isolement immédiat, fut un cas de scarlatine ; aucun autre ne le suivit.
On n'a rencontré aucune difficulté en ce qui concerne l'admission des jeunes enfants. Ainsi, sur un total de 204 malades pendant les trois années 1878-80, 135 étaient âgés de moins d'un an à 10 ans, et 71 avaient moins de cinq-ans.
A dministration .
L'administration générale et médicale de l'hôpital est entre les mains du D'' Seaton, et le service permanent est fait par une infirmière en chef et une aido-infirmière, qui reçoivent l'une 1,250, l'autre 1,000 fr. par an avec leur entretien; déplus, une personne est employée au poste « de désinfection ». Le service médical est fait par des médecins du dispensaire, lorsque les malades en dépendent, ou par les médecins de l'Assistance publique, quand il s'agit d'indigents, ou par des médecins particuliers requis et payés par les malades eux-mêmes.
Tous les médicaments prescrits sont distribués par un pharmacien, aux frais de la municipalité. La décision prise de laisser aux malades, même parmi les classes les plus pauvres, le
(1) R.apport annuel pour 1879, par le D'' Edouard Seaton, Médical Officer of Health.
ÉTDDE SUR LES HOPITAUX d'iSOLEMENT. 107
soin de choisir leurs médecins, a bien réussi, et on croit avoir assuré l'isolement de quelques cas qui, autrement, auraient été traités chez eux dans des conditions de nature à propager l'épidémie.
En aucun cas, depuis qu'on a promulgué la loi sur la santé publique en 1875, aucune contrainte n'a été exercée pour le transport d'un malade à l'hôpital ; le seul dans lequel des mesures de ce genre aient été trouvées nécessaires s'est produit pendant l'épidémie de variole de 1871-72, quand, sur un ordre de l'autorité, quelques varioleux furent évacués sur l'hôpital afm de préserver les nombreux habitants du taudis qu'ils habitaient.
Il est de règle que les malades contribuent dans une certaine mesure aux frais lorsqu'ils en ont les moyens; ils déposent une somme comme garantie avant leur admission, mais le Médical Officer of Healtk et l'inspecteur de la salubrité ont le droit de faire la remise des frais dans le cas de pauvreté réelle. La somme demandée, n'est jamais supérieure à 12 francs 50 par semaine, et elle peut être réduite à 3 fr. 10 et même 1 fr. £5 par semaine. Les administrateurs des bureaux de bienfaisance payent 3 fr. 10 par semaine pour tous les pauvres qui y sont soignés. Nulle action judiciaire n'a été intentée pour recouvrer aucune de ces sommes, comme l'article 132 de la loi sur la santé publique l'eût autorisé.
Nul ne peut pénétrer dans l'hôpital sans autorisation du médecin et il ne la donne qu'en cas de maladie dangereuse. Les visiteurs peuvent cependant, autant qu'ils le veulent, avoir des nouvelles de la santé des malades, en venant s'en informer chez le concierge.
Notons qu'il n'y avait aucune épidémie exceptionnelle de variole dans le voisinage des deux liôpitaux à l'époque où, l'on s'en souvient, 669 cas ont été soumis à l'isolement, du mois de novembre 1871 à juin 1872, mais qu'il y avait même moins de variole dans le voisinage des hôpitaux que dans les autres parties de la ville contenant le même nombre de population. C'est ce qui a été affirmé par des personnes dignes de foi. Un médecin écrit :
108 ÉTUDE SUR l'isolement DES HOPITAUX.
« Je suis certain .... que, tout en vivant dans le voisinage immédiat, je n'ai pas eu une plus grande proportion de cas de variole parmi mes malades, résidant près de l'hôpital, que je n'en ai eu dans les autres parties de la ville; il était aisé de reconnaître presque toujours l'étiologie par contagion directe, et jamais, dans aucun cas, on n'a pensé que le voisinage de l'hôpital pouvait y être pour quelque chose. »
Un autre médecin, après avoir examiné ses listes de visites pendant la période en question, établit qu'il eut des malades dans « 70 à 80 maisons situées dans le voisinage immédiat de « l'hôpital, il ne se rappelle pas avoir constaté parmi eux un « seul cas de variole. » En ce qui concerne l'aile du workhouse occupée par les varioleux, on doit ajouter qu'elle était en contact avec une autre partie dont les fenêtres les plus rapprochées n'étaient éloignées que de 7 pieds (2"'30) et que celles des salles de varioleux, dans lesquelles il y avait encombrement à cette époque, étaient ouvertes sur York street, qui n'est qu'à une distance de 13'"20 des fenêtres des maisons voisines. ■
Cependant, pas un seul cas de contagion n'eut lieu dans le Work-house même, ni dans les maisons de York Street qui faisaient face aux salles (1).
Il est vrai de dire que les employés résidants et les habitants du Workhouse furent vaccinés ou revaccinés au commencement de l'épidémie, ainsi que les ouvriers d'une factorerie, qui touchait aux terrains du Garden Hospital.
Désinfection.
Le poste de désinfection installépar la municipalité de Nottingham mérite une description détaillée spéciale.
Le poste et l'étuve furent construits d'après les plans du Docteur W. H. Ransora, de Nottingham, par Messieurs Goddard et Massey ingénieurs, également de cette ville.
Pour pouvoir appliquer la chaleur d'une manière efficace aux besoins de la désinfection dans une chambre chauffée au
(1) Nous avons pu noter le même fait à l'hôpital d'Ilomerton, de Londres.
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