DATE
3 années 1878-80.
Variole
Fièvre scarlatine
Rougeole
Erysipèle
Autres maladies
Appareils à désinfection.
En outre des moyens de désinfection employés dans les hôpitaux de Monsall et de Pendlebury, la corporation de Manchester a un appareil désinfectant dans une des cours appartenant au Conseil sanitaire. Il consiste en une chambre construite en briques mesurant 4'°50 sur 3™60 et ^^<dO de hauteur, et installée avec des planches croisées en forme de treiUis ; l'air chaud, venant d'un foyer entre dans la chambre au moyen d'ouvertures pratiquées dans le plancher. A côté de cette salle, il y en a une autre pour la destruction par le feu des objets infectés. Deux chariots servent, l'un à apporter les objets infectés, l'autre à rendre à leurs propriétaires ceux qui ont été passés à l'étuve.
Quand les objets ont été soumis à la désinfection, on a l'habitude d'élever la température delà chambre à 116'' c. et de la maintenir pendant quatre heures.
Depuis « fort longtemps » , rien n'a été brûlé. Cependant le
système est détectueux: l'expérionce a prouvé, en effet, que la chaleur indiquée par un thermomètre placé au milieu d'un oreiller de coton n'était que de OO*^ c. au bout de quatre heures, alors que la température de la chambre, pendant tout ce temps, avait été maintenue à 116° c.
La chaleur humide, la vapeur surchauffée fournit des résultats infiniment plus satisfaisants.
Voici un essai qui a été tenté à l'appui de cette opinion :
Le poêle n'ayant pas servi depuis trois jours, on a trouvé au commencement de l'expérience que le thermomètre marquait 29° c. : il fallut 5 heures et demie pour élever la température à 68° c. et on brûla pour cela 175 kilog. de coke. Après avoir été soumis pendant quatre heures consécutives à cette température, un thermomètre placé dans l'intérieur d'un oreiller s'était maintenu à TT*^ c. et après six heures dans les mêmes conditions, il était à 105" c. Il a donc été reconnu que, pour obtenir au milieu de l'oreiller une température de 120° c, il fallait le soumettre à l'épreuve pendant dix heures consécutives, et brûler 230 kilog. de coke.
Quand des cas de maladies contagieuses sont déclarés au médecin officiel, les maisons infectées sont visitées et désinfectées gratuitement.
Lorsque les malades sont amenés à l'hôpital, ou quand, soignés à domicile, ils sont guéris, la désinfection des chambres s'opère au moyen de fumigations : les murs sont dépouillés de leurs papiers et lavés avec une forte solution de soude Caustique:
Il y a quatre hommes qui ont pour unique emploi d'enlever les papiers et quatre pour la désinfection.
Les habits, la literie, etc., vont à l'appareil désinfectant.
La corporation se charge gratuitement de ces opérations.
Le tableau suivant donne le nombre de celles effectuées en 1878 et 1879 :