HÔPITAL DE BIRMINGHAM
Population en 1881 ; 462,297 habitants.
L'Établissement de Birmingham se compose de 10 pavillons en bois, dont 9 servent pour les malades, et 1 pour la directrice et l'approvisionnement général. De plus, il y a d'autres bâtiments détachés, où sont installées les cuisines, les chambres des infirmières, la lingerie, la salle mortuaire, l'habitation du gardien, etc. Un grand jardin entoure les constructions. Sur les 9 pavillons, 7 furent bâtis à la hâte en 1870, lors d'une épidémiede variole; les deux autres, érigés en 1874, ont été construits beaucoup plus soigneusement : ils peuvent recevoir de 10 à 13 malades. Les fenêtres, au nombre de 12, 6 de chaque côté, servent à la ventilation, ainsi que les trappes, placées au niveau du parquet et des ouvertures au plafond. Les socles sont chauffés au moyen de 4 cheminées à feu nu. Il paraît que la température s'est toujours maintenue suffisamment élevée.
Quant aux 7 autres pavillons, qui peuvent loger 50 malades, ils ne sont utilisés en hiver que lorsque cela est absolument nécessaire. Les portes donnant dans les salles s'ouvrent directement à l'extérieur ; et quelques pavillons ont un espace libre entre les murs et le toit ; ce qui fait qu'on ne peut les utiliser qu'en cas de besoin absolu.
Birmingham possède un établissement de désinfection très semblable à celui de Nottingham (système Ranson) (1). L'employé chargé des opérations a à sa disposition deux voitures spéciales pour le transport des objets à désinfecter, ainsi que pour les malades qu'on amène à l'hôpital.
Cet établissement, installé depuis quatre ans, n'a jamais propagé aucune infection dans le voisinage, bien qu'il soit ados-
(1) Le nombre des objets désinfectés (matelas, oreillers, draps, couvertures, édredons, vêtements, etc.), a été de 6,975 en 1878, de 4,378 en 1879 et de 2,582 en 1880,
sé à des maisons habitées ; la désinfection a lieu gratuitement. Le docteur Thorne a cherché, avec le plus grand soin, si l'hôpital avait causé des cas de contagion, mais sans y parvenir ; il s'est au contraire assuré, qu'en 1875, alors que l'hôpital renfermait plus de 100 varioleux, le voisinage n'en a nullement souffert.
HÔPITAL d'ALDBURY, DISTRICT DE BERKHAMSTE;AP ,
Population en 1879: 1.066 habitants.
Cet hôpital, situé à près de 4 kilomètres de la petite ville d'Aldbury, est entouré devillages.il se compose de deux pavillons communiquant ensemble au moyen d'un couloir ouvert et d'une habitation destinée aux divers services ; il y a de plus deux bâtiments détachés ; l'un qui contient la buanderie, la blanchisserie, un hangar pour la voiture d'ambulance, une salle à désinfection. L'autre sert de chambre mortuaire.
Les pavillons sont composés de deux salles séparées par un passage central où se trouve d'un côté la chambre de l'infirmière ; de l'autre, une entrée avec une place pour un bain mobile, et une salle pour les provisions.
Chaque salle contient quatre lits disposant de 13 mètres carrés, 56 mètres cubes chacun.
On y trouve six fenêtres divisées en plusieurs parties, et chacune d'elles s'ouvrant séparément. Les murs sont recouverts d'un enduit de Nice, afin de ne pas retenir la poussière.
Le chauffage se fait au moyen de cheminées.
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l'hôpital delancey, a cueltenham.
L'hôpital Delancey,situé dans le district de Cheltenham,dont la population était, en 1881, de 43,972 habitants, est dû aux libérantes de Mlle Delancey.
Cet établissement, fondé en 1870, se compose d'un corps de bâtiment servant de local administratif et de deux pavillons, dont l'un est destiné aux scarlatineux et l'autre aux varioleux. Il dispose de 32 hts.
L'emplacement est bien choisi : bordé de deux côtés par des routes, il est éloigné de toute habitation et situé dans un site élevé.
L'hôpital est administré par un conseil dont le président est le médecin en chef de l'établissement. Le personnel se compose d'une directrice, d'une infirmière, d'une cuisinière et d'un jardinier-portier.
Les services sont placés dans un bâtiment â deux étages sur rez-de-chaussée.
Un passage conduisant au pavillon de la scarlatine aboutit à un hall. D'un côté se trouvent deux chambres pour le médecin, la pharmacie, une salle d'attente, un cabinet de toilette et des water-closets.
Le salon de l'intendante, la cuisine, les offices, etc., sont de l'autre côté. Il y a aussi, dans la cour, des cabinets d'aisances pour les domestiques.
Le premier étage se compose de quatre chambres à coucher, de cabinets de toilette pour le personnel et les visiteurs, d'un dortoir pour les infirmières, d'une salle de bain, de la lingerie et de water-closets .
Afin de rendre l'aspect général attrayant, les murs, portes et parquets, sont décorés.
Le chauffage se fait au moyen d'eau chaude et de poêles.
En suivant le couloir couvert dont laventilationsefaitpardes fenêtres opposées, on arrive au pavillon des scarlatineux ouvert en 1877. C'est une construction oblongue à deux étages. Le rez-
de-chaussée est divisé d'un bout à l'autre et d'avant en arrière par des galeries qui, se croisant au centre, forment un hall spacieux.
D'un côté de la galerie longitudinale sont placées quatre salles privées d'environ 5 m. de long sur 4i"50 de large et deux chambres d'infirmières.
De l'autre côté, se trouvent également quatre salles, un ascenseur, une salle de bain et trois water-closets. Deux de ceux-ci servent aux malades ; ils sont placés à l'extrémité d'un corridor et se trouvent reportés au détour du bâtiment principal dont ils sont séparés par un certain espace .
Chacune des extrémités du bâtiment contient donc quatre salles, une chambre pour l'infirmière, des cabinets, etc. Les hommes sont d'un côté, les femmes de l'autre.
Les salles privées comportent un espace qui va à plus de 60 mètres cubes ; elle sont destinées à un seul malade, ou à un malade et sa garde ou à un enfant et sa mère. La ventilation est faite par une grande fenêtre composée de lames de verre mobiles et superposées comme dans certains volets et persiennes.
Elles sont chauffées par des cheminées à feu apparent. Les planchers sont en bois de sapin vernis, les murs sont revêtus d'une peinture claire. Afin de ne pas amonceler la poussière, on ne voit aucun ornement ni saillie.
Au-dessus des salles privées sont les salles communes mesurant 12 m. de long sur 7 m. de large et 4"'50 de hauteur. L'air circule largement par 4 fenêtres, par des prises d'air au niveau du plancher et par des cheminées d'aérage allant directement du plafond au toit.
Les cabinets d'aisances sont placés en dehors ; on s'y rend par un couloir muni de fenêtres opposées.
Au centre de cet étage, se trouve une grande salle de chaque côté de laquelle sont les chambres d'infirmières, la salle de bains, l'ascenseur, les offices, etc., et enfin, une grande chambre mesurant 10m20 de long, sur 5 m. environ de large et destinée aux convalescents. La hauteur est la même que celle des salles.
De 1877 à 1^0, on y a soigné 102 scarlatineux.
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