‹ Étude sur les hôpitaux d'isolement en AngleterreChapitre 44 sur 69 · IS · texte numérisé non relu

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Pavillon des varioleux.

Le pavillon des varioleux a été ouvert en 1874, et en 1880 on y avait déjà admis 24 malades.

Il ne se compose que d'un rez-de-chaussée traversé d'un bout à l'autre par une galerie de chaque côté de laquelle se trouvent au nord : un hall et deux salles de convalescents, ayant 7°i20 de longueur, 4 m. de largeur et 4 m. de hauteur.

Au sud : deux salles privées, une chambre d'infirmière, une salle de bains, des offices ; les water-closets sont placés dans une annexe reliée par un corridor bien ventilé.

Aux bouts opposés du bâtiment sont placées deux salles de quatre lits : une pour les hommes et l'autre pour les femmes.

Elles sont très spacieuses et ventilées comme les salles du pavihon de la scarlatine.

Sous la buanderie, se trouve l'étuve à désinfection. On y parvient par un chemin en plans inclinés.

C'est une construction en briques munie d'une porte en fer et ayant pour paroi inférieure une plaque de même métal.

Elle est chauffée par un fourneau placé immédiatement audessous.

On y brûle du soufre afin d'achever la désinfection.

Pour ne pas détériorer les effets qui sont en contact avec la plaque de fer. la température ne dépasse guère 90° ; mais, néanmoins, la désinfection a toujours été complète.

Les malades payants sont soumis à un droit s'élevant à 13 fr. par jour lorsqu'ils sont soignés dans les chambres particuhères. Ils amènent généralement avec eux leur garde dont les frais d'entretien sont à leur charge. Ils peuvent se faire soigner par le médecin de leur choix.

Les malades traités dans les salles communes paient 3 fr. par jour lorsque leur position le permet.

Les personnes qui font un versement annuel de 26 francs peuvent y faire soigner gratuitement leurs domestiques atteints de variole ; et moyennant 2 fr. par jour pour les autres affections contagieuses.

Les indigents de la municipalité y sont admis à titre gratuit.

142 ÉTUDE SDR LES HÔPITAUX d'iSOLEMENT.

Afin d'assurer l'isolement on est très difficile sur le permis de visite : le plus souvent les parents et les amis des malades ne sont autorisés à les voir qu'à travers les portes vitrées sans pouvoir entrer dans la salle. Aussi, grâce à cette sage mesure, ne connaît-on aucun cas de contagion par l'hôpital.

Ce qui prouve l'excellence de ces précautions, c'est qu'en 1838, le district de Cheltenham comptait 52 décès par variole, 12 en 1861 et 32 en 1865, tandis qu'en 1880 le docteur Wright, dans son rapport, assure que pendant les six dernières années il n'y a eu que 2 cas de variole, lesquels, aussitôt isolés à l'hôpital Delancey, n'ont donné lieu à aucune autre contagion : ces cas avaient été amenés du dehors et ne se sont pas reproduits.

11 en est de même pour la scarlatine.

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HÔPITAL d'isolement d'eALING.

L'hôpital d'isolement de la petite ville crEaling( 18,000 habitants), située à 12 kilomètres à l'ouest de Londres, est un des plus récents. Il nous a paru réunir toutes les conditions qui permettent de le citer comme un modèle.

En effet, la commission sanitaire municipale, présidée par M. R. Hogg, s'est efforcée d'appliquer le résultat des connaissances acquises jusqu'à ce jour concernant ce genre de constructions.

Nous y remarquons, par exemple, un large emplacement destiné à recevoir des tentes ou des baraquements, dans le cas où, une épidémie survenant, l'hôpital serait trop étroit pour contenir la foule des malades.

C'est là une mesure de sage prudence et d'économie en même temps, puisqu'elle a permis de restreindre les dimensions de l'hôpital aux besoins prévus en tout temps : dans d'autres localités bien souvent, au contraire, c'est l'événement exceptionnel qui a servi de base aux calculs, et cela non sans imposer aux contribuables des sacrifices qu'on eût pu leur épargner.

Le plan de l'établissement que nous devons à l'obligeance de M. Charles Jones, le savant ingénieur architecte de la ville, nous dispense d'entrer dans plus de détails.

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