‹ Étude sur les hôpitaux d'isolement en AngleterreChapitre 51 sur 69 · LONDRES PARIS · texte numérisé non relu

LONDRES PARIS

Variole 11.00 3.00 29.51 20.22

Rougeole.... 60.00 61.00 45.45 47.64

Scarlatine 52.00 51.00 7.05 4.05

Diphthérie £2.00 24.00 106.70 87.19

Coqueluche 120.00 40. CO 9.15 22.60

Fièvres typhoïdes 2G.09 25.00 149.65 91.34

Maladies diverses » 2.040 2.500 2.550

Ce tableau expose clairement la différence des résultats obtenus dans les deux grandes villes. Si la mortalitégénérale atteint à peu près le même chiffre, on voit, par contre, que la moyenne des décès par maladies zymotiques accuse une différence remarquable. Celle provenant de la fièvre typhoïde peut être attribuée aux conditions sanitaires d'ordre divers. Mais quant aux maladies infectieuses par excellence, la variole et la diphthérie, il faut reconnaître que Londres est particulièrement favorisé. Si on tient compte de ce fait, que ce sont surtout ces maladies qui font lobjet de l'isolement dans les hôpitaux spéciaux, on en tirera des conclusions puissantes en faver de ce genre de mesures. — La coqueluche, la rougeole, la scarlatine sont en excès sur Londres ; on pourrait expliquer cette exception si l'on considère le grand nombre d'enfants que compte la capitale anglaise et qui sont des sujets éminemment susceptibles de contagion.

Page 1