B. Hôpitaux rececant certaines catégories de malades
Catholic Hospital (hommes) 15
Hôpitaux pour les enfants :
Belgrave, 20 lits; Cheyne, 33 ; East London, 92 ; Evelina, 61 ; Great Ormond Street, 156 ; North Eastern, 60 ; Victoria, 65 ... . 487 Maladies des voies respiratoires :
City of London, 164 lits ; Brompton, 350; North London, 35 ; Royal, 26 575
Report 5.647
A reporter . . . . . 5.647
Hôpitaux pour les convalescents 450
Hôpitaux pour les fièvres :
London Fever, 260 lits : Homerton,200; Stock-
well, 198 658
Fistula Hospital 50
Epilepsie : . .
Regent's Park, 30 lits ; Walbeck Street, 10 ;
National, 120 160
Accidents :
Poplar Hospital 484
Maladies de cœur. :..,..,... 20
Incurables :
British, 5 lits (•?} : Home, 3 ; Royal, 130. . . 226
Hip Hospital 70
Invalid 28
Hospital-Prison 208
Aliénés :
Bethlem, 3O01its;St. Luke's,200 500
Maternités :
British, 25 lits ; City, 40 ; General, 20 ; Queen
Charlotte's, 50 ; St. John's, 15 150
Maladies des yeux: Royal London, 100 lits ; Ployai South London, 14 : Royal Westminster, 50 ; Western Eye,
12 ; Western Ophthalmic, 20 198
Hôpitaux orthopédiques :
City, 24 lits; National, 35 ; Royal, 45. ... 104 Maladies de la peau :
British, 12 lits ; Blackfriars 10 ; St John's, 12 34 Variole :
Highgate, 50; Deptford, 50; Fulham, 50; Hampstead, 50; Homerton et Stock well,
Maladies des voies urinaires :
St. Peter's , 16
Maladies de la gorge :
Golden Square, 21 lits; Central, 20 41
Report 9.344
30 ÉTUDE SUR LES HOPITAUX d'i&OLEMENT.
A reporter 9.344
Tempérance Hospital 5i
Women's Hospitals, and Women and Children : Chelsea, 8 lits; New, 26; Sydenham Park, 33; Vincent Square, 12; Royal, 50]; Samaritan 52 181 Vaisseau V Atlas, 200 lits ; hôpital pour les marins, 300; Français, 35; Allemand, 125 . . 540 Hôpitaux payants :
Bolingbroke House, Fitzroy House .... 100
Total 10.216 lits.
NOMBRE DES LITS, CONDITIONS d' ADMISSION.
D'après cette liste, on constate que le nombre de lits mis à la disposition de la ville de Londres égale à peine celui qui existe à Paris, tandis que la population y est d'un 1/3 plus nombreuse (J). Cette pénurie se manifeste davantage encore lorsque l'on considère les conditions d'admission dans ces hôpitaux. Le candidat à un lit d'hôpital (à moins que ce soit un blessé que l'on admet d'urgence), pour avoir des chances d'être reçu, doit être porteur d'une lettre de recommandation de la part d'un souscripteur ou d'une personne ayant le droit de disposer d'un lit.
Ce n'est donc pas au malade qui a le plus besoin de soins médicaux que l'hôpital ouvre ses portes, mais bien à celui qui est le mieux recommandé. Ces restrictions existent par suite de l'obligation où se trouvent les hôpitaux, dénués de ressources leur appartenant en propre, d'offrir certains avantages à ceux qui leur fournisserit les fonds dont ils ont besoin et qu'ils parviennent, malgré cela, difficilement à se procurer. En 1882, par exemple, le déficit accusé par les principaux hôpitaux généraux s'est élevé à un million.
Nous ne saurions., au sujet de cette sélection de malades, passer sous silence un fait digne de remarque. En Angleterre (il n'en est pas de même en Ecosse, ni en Irlande) les maternités ne reçoivent que les femmes mariées ; les filles-mères sont secourues à domicile par les médecins de paroisses ou, en d'autres termes, par les médecins des bureaux de bienfaisance municipaux. C'est par l'intermédiaire de ces médecins que sont fournis les secours à domicile. Mais lorsque l'on considère les
(1) On sait que la Salpêtrièrc, Bicêtre el les Incurables (hommes) disposent de plus de lOjOOO lits.
ÉTUDE SDR LES HOPITAUX d'iSOLEMENT. 31
distances qu'ils ont à parcourir, la misère intense de la population des grandes villes et le petit nombre de ce genre de fonctionnaires, on ne peut s'empêcher de trouver que l'organisation de cette partie de l'assistance publique appelle de sérieuses réformes. Obligés de visiter un nombre considérable de malades, ils se font assister par des aides (Assistants) ne pos= sédant aucun diplôme régulier et par conséquent sans garantie de savoir suffisant. Leurs occupations, de plus, ne se bornent pas aux soins médicaux ; ils préparent et livrent eux-mêmes les médicaments qu'ils ont ordonnés. Cet usage pour le médecin de fournir les médicaments, nous l'avons retrouvé dans un grand nombre d'établissements de secours.
Ces établissements sont institués pour les malades qui n'ont pu obtenir de place dans les hôpitaux proprement dits. Le cas est fréquent, aussi voit-on les dispensaires et les consultations externes des hôpitaux largement suivis (1).