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20. Travail à l’orge ou au seigle. Pour ce travail, ont se sert d’une pâte aigrie de farine d'orge ou de scigle délayée dans de l’ean. Durant la fermentation de ces pôtes, il se développe nn acide particulier (acide lactique) qni réagit sur les poils comme la chaux.
30. Travail à la jusée. Les peaux sont plongées dans une liqueur de tan aigri.
40. Travail à l’échauffe. Il consiste à soumettre les peaux à l’action de la vapeur d’eau chaude... Ce procédé offre plus d’un inconvénient. ‘Dans le procédé américain dit cod sweating, on expose les peaux dans nne atmosphère de vapeur d'eaü froide. Ce procédé est très vanté, ct mérite d’attirer l’attention de nos tanneurs.
Quaod on a recours au travailà la chaux—qui est le travail exclusivement employé à Québec—il importe de bien convaître les dangers et les inconvénients de ce procédé, et les méthodes en usage ponr y rémédicr.
Quand Iles peanx ont été quelque temps en contact avec la chaux, clles
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abtorbent et retiennent dans leurs pores, en dépit des nombreux lavages qu’on leur fait subir, une certaine quantité de chaux, qui, se combinant plus tard avec la matière tannante, nuit singulièrement à la qualité des peaux, et les détériore.
À Qaébec, comme je l'ai dit plus haut, on emploie, pour cet objet, un mélange de fiente de poule et de son. Une seule de ces substances suffit, Ce mélange, on la combinaison de ces deux substances, est tont-à-fait inutile ; et si l’on continue à employer ce procédé, on doit, évidemment, donner la préférence an son, d'autant plus que la fiente de pole a pour effet, bien souvent d’altérer les peaux.
Parmi les agents employés ailleurs pour l’enlèvement de cette chaux, on vante boaucoup l'acide chlorhydrique trés dilué. De fait, l’acide chi rhydrique et un des dissolvants les plus actifs de la chaux, ct je recommanderais volontiers à nos tanneurs d’en faire l’essai.
Le gonflement, qui a pour objet d’an-
vrir les porcs de la peau, afin de faciliter
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la combinaison de 4 matière tannante, s'opère, dans nos tannerice, à l’aide de la jusée. En Angleterre, on vante beaucoup l'emploi de l'acide sulfuriqne (huile de vitriol) dans la proportion de 1 d'acide pour 1,000 d’eau. En France, on est spposé à l’emploi de l’acide sulfurique ; mais je crois que c’est là un préjugé ; je conseillerais à nos tanneurs de s’en assurer par quelques expériences bien dirigées.
Le tannage proprement dit se faif, à Québec, avec le tan de l’écorce de pruche concasséc ou pulvérisée, Les tanneurs île la rue Saint-Valier ne reconnaissent aucun avantage à l'essence de tan.
Cette essence se préparait eur une grande échelle en Canada il y a quelques années, et s’exportait aux Etats- Unis. La préparation de cette essence entraînar:; une grande destruction de nos pruches (abies canadensis), sans aucun profit pour le pays, nos tanneurs ont porté plainte au gouvernement qui 8 frappé d’un droit assez élevé l’exportation de ce produit,
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Aujourd’hui, la fabrication de cette essence a considérablement diminné ; mais certains spéculateurs, au lieu d’exporter l'essence, exportent l’écorce ellemême ; do sorte qu’un droit sur l’exportation de l’écorce rencontrerait l’approbation de nos tanneurs, tout en rapportant un revenu à la Province.
Les peaux tannées avec l’écorce de pruche offrent toujours une certaine rudesse an toucher ; elles n’ont pas le poli, le glacé des cuirs françuis, et durant les chaleurs de l'été, il sort de ces peaux une substance gommeuse.
Cette rudesse des peaux est-elle due à l'écorce de pruche ? N’est-elle pas due à l’imperfection des moyens employés pour enlever la chaux à la suite du pelanage ?
La matière gommeuse qui exude durant les chaleurs de l’été, est-elle une combinaison particulière de la chaux avec le tannin ? Est-ce une matière résineuse particulière à l'écorce ? Je ne saurais répondre à ces questions.
À part l'écorce de pruche, quelques tannenrs ernploient nusei: nne petite
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quantité de sumac et de terre du Japon, dont le prix de revient, à Québec, est de cinq piastres à cinq piastres et demie le quintal.
Habitués, depuis un temps immémcrial, àse servir exclusivement de l’écorce de pruche, nos tannenrs paraissent oublier qu’il y a, en Canada, une foule d’autres plantes très riches en tannin, et dont l’emploi donnerait lieu, peut-être, à des résultats inattendus.
Ainsi, le tannage en France, se pratique, surtout, avec l'écorce de diverses espèces de chènes ; et ily a lieu de croire que la raison de la grande supériorité des cuirs français ec trouve tout autant dans le choix judicieux de la matière tannante, que dang l’habileté des ouvriers. Or, nous avons, et en abondance, dans le district de Québec, le chène rouge dont l'écorce renferme beaucoup de tannin.
Les cuirs de Russie,—-en si grand renom,-—sont tannés avec l’écorce d’uno éspèce de mérisier ; or, l'écorce dé notre inerisier ronge renferme. beatconp dé
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tannin ; cette écorce a une odeur aromatique des plus agréables.
Nos tanneurs importent de France le gumac pour lequel ile paient nn prix très élevé ; or, nous avons en Canada—en abondance dans la côte de Beaupré— une variété de sumac qui n’est autre chose que le vinaigrier ordinaire.
Voilà autant de problèmes que je soumets à l’appréciation de nos tanneurs.
Eux seuls peuvent résoudre toutes ces questions par des expériences patientes et seurtont bien dirigées.