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ce produit, Québec s’approvisionne d’al- Jumettes sur des marchés étrangers.
Une bonne fabrique d’allumettes établie à Québec pourrait alimenter, nonseulement [a ville, mais encore tout le District et lcs Provinces maritimes.
Le découpage des tiges d’allumettes se fait de deux manières: 10. sciage du bois ; 20. fendage. Les tiges sciées ont plusieurs graves defauts, dont le moindre est celui d'être pluches, c’est-à-dire de pr‘senter des efilandres de bois, une surface rabotenee, etc.
Les tiges fendues sont unies ; le fendage ayant lieu suivant le fil du bois, les allamettes ainsi découpées ne se cassent pas aussi-facilement durant la friction que celies qui ont été sciées. De plus, le fendage du bois est économique, vüû qu’on évite, par là, la perte occasionnée par le passage de la scie.
Les tiges, pour l'exportation aux Etats- Unis, sont de bois de pin exclusivement.
L'épinette, ayant un fil très court, se fend mal ; de là, des tiges inférieures qui 8e cas:ent aisément.
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On emploie pour la confection de cos tiges les rognures des madriers de pin.
Ces rognures se vendent, à Québec, à raison de $4 les 128 picds cubes. Les mêmes rognures, mais mieux choisies, coûtent aux Etats-Unis, $40 les 100 pieds cubes. Des rognures d'égale va'eur à celles qui se trouvent eu vente sur les marchés des Etats-Unis coûteraient, à Québec, $8 les 100 pieds cubes: de sorte que le prix du bois seul pour la confection de ces allumettes cst cirg fois plus élevé aux Etats-Unis qu’à Québec!
Le droit imposé par le gouvernement des Etats-Unis sur l'entrée des tiges fabriquées à Québec est de 33 par cent !
Cela n’empèche pas, pourtant, que les profits réalisés par les fabricants de ces tiges sont de 20 à 25 par cent.
Jusqu'à l’année dernière, les tiges carrées étaient en demande aux Etats-Unis ; aujourd’hui on exporte surtont les tiges rondes Le prix d’une machine à fendre le bois—ponr tiges rondes of carrées —est de $500.
Les appareils pour le soufrage sont
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très perfectionnés. Une machine amécricaine (—brevet-Bisher—\ servis par une senle fille, fait autant de besogne, dans nne journée, que l’ancienne machine avec huit filles. Cet appareil coûte $800.
Le prix d'achat de toutes les machines nécessaires à un établiesement petit, mais complet—y inelus les machines pour les operations du soufrage, chimicaga ete—s’élèverait à environ $84000. Une fabrique de ce genre suflirait à alimenter le marché de Québec. Dans cette évaluation ne sont pas comprises les dépenses pour bâtisses ete.
Les allumettes chimiques présentent
deux graves inconvénients auxquels on
a essay6, à maintes reprises,de rémédier :
ces inconvénients sont : le danger des incendies, et celui des empoisonnements.
Ca qu’on a trouvé de mieux pour rémédier à ces deux inconvénients, c’est de fabriquer des allumettes dont les tises sont garnies, à une de ieurs extrémités, d’une substance inoffensive, susceptible de s’enflammer ax contact seulement d'une substance particulière.
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L’extrémité des tiges, dans les allumettes ordinaires, est garnie d’une pâte contenant du phosphore ordinaire. Cette variété de phosphore est très vénéneuse, et s’enflamme à une température très pou élevée, (75° cent.)
Mais il est une autre variété de phosphore connue sous le nom de phosphore rouge, où amorphe, qui n’est nullement vénénense, et qui, ne ponvant s’enflammer qu’à une température élevée,ne peut prendre feu parsimple friction. (Cependant, lorsque ce phosphore rouge est mis cu contact avec du chlorate de potasse, une friction même ordinaire suffit pour l’enflammer.
Partant de là, on a imaginé de fabriquer des allumettes dont les tiges sont garnies, à l’une de leurs extrémités, d’une pâte contenant du chlorate de potasse mélangé à des matières combustibles et à un corps dur pulvérulent ; sur une des surfaces des boîtes qui renferment ces allumettes on dépose un vernis coûtenant du phosphore ronge disséminé dans une substance fort dure. Ces allumettes
ns s’enflamment qu’autant qu’elles sont frictionnées sur cette surface de la boîte, et pas autrement.
La pâte qui recouvre l'extrémité de ces allumettes n’est pas venéneuse. non plus que le verais qui recouvre la surface de la boîte. Ces allumettes présentent, en outre, toutes les garanties désirables contre le danger des incendies.
Les allumettes de sureté dites “ Universal ? dont j'ai parlé plus haut, sont fabriquées d’après ce principe. Elles n'ont qu’un inconvénient : leur prix est trop élevé. :
Dans les fabriques d’allumettes an phosphore ordinaire, il fant avoir soin que la ventilation soit bien régulièrement établie. Les vapeurs de phosphore déterminent, à la longne, nne maladie horrible, la nécrose de la mâchoire. J'ai vu, il y a deux ans, une pauvre jeune fille atteinte de cette maladie qu’elle avait coutractée dans une fabrique de Beauport ; elle en est morte, il y a quelques mois.