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comber. On voit, dans les figures 18 et 19, que les enfants pi | mis à peu près le même temps à mourir.
Le pronostic est également à peu près fatal lorsque la courbe, 1 après être restée en hypothermie stationnaire, fait un beau j jour. une ascension brusque et dépasse la normale pour retomber des suite au-dessous (fig. 20). | ;
Le crochet, dans ces cas, est l'indice d’une véritable réaction, fébrile marquant le début de la maladie, et l’on peut constater. que la courbe de poids accuse une descente à partir de cette.
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Fi. 20. — Joséphine L.…. Poids, 1,850 gr.
époque. D'ailleurs dans cette observation, en même temps que. les symptômes accusés par les courbes, étaient apparues des: convulsions, et la mort survint cinq jours après. | Voici d’autres exemples de ces crochets brusques avec chute! au-dessous de la normale (fig. 21,22, 23). | Ë On voit que tous ces cas se.sontterminés par la mort ei | L’élévation de la température brusquement au-dessus de la normale chez les prématurés APpoREnIque comporte encore d'autres pronostics*: c’est ainsi, qu'aprèsune ascension brusque, la température peut rester élevée au-dessus de la normale, comme. dans la figure 24. Elle est l'indice d’une infection à toxines hyperthermiques, et est généralement suivie. de mort. Dans d’autres cas, favorables ceux-ci, le crochet brusque est
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suivi d’un retour à la normale et la température s’y maintient fig. 25). Il semble alors que le régulateur thermique se soit laissé un moment déborder ou surprendre, mais pour ‘se reprendre aussitôt, Cette courbe est d’un bon pronostic.
Les réactions de la température sont un peu variables, suivant que le prématuré est hypothermique ou qu'il a atteint la normale. Elles dépendent également du microbe infectant et de sa virulence, mais dans la majorité des cas, voici ce qui se passe :
Lorsque le prématuré est hypothermique, sa température cesse
F1G. 21. — Marianne Et. FI1G.22. — Berthe K.. FIG. 23. — Angèle T... Poids, 1,100 gr. Poids, 1,840 gr. Poids, 1,880 gr.
de monter à partir du moment où il tombe malade, tantôt restant au même niveau jusqu'à la mort (fig. 14 et 15, p. 115), maïs le plus souvent, accusant à ce moment une chute d’un ou plusieurs degrés (fig. 12, p. 114).
S'ila atteint la température normale, il y a parfois une simple chute brusque de la température comme dans la figure 16, mais généralement elle est précédée d’une élévation de température passagère (fig. 43, p. 114, et 29). Très rarement la température s'élève au moment de la mort.
Nous donnons dans la figure 26, la courbe d’un prématuré mort
de granulie à l’âge de 3 mois; il pesait à ce moment 1,780 gr.
Us
Né le 18 mars 1900, il tomba malade le 21 mai et mourut le 11 juin. La courbe ne ressemble nullement aux précédentes. Toutes les septicémies que nous avons pu voir évoluaient en effet avec une rapidité excessive, l'enfant n'étant pas malade plus de trois ou quatre jours, généralement moins: il est vrai que nous avions affaire à des prématurés extrêmement jeunes, n'ayant pas dépassé le premier mois de leur existence, tandis que celui-ci était âgé de trois mois et avait atteint depuis
FIG. 24. — Henri B... Poids, 2,000 gr.
longtemps la normale, ce qui le mettait à peu près dans les conditions d’un enfant à terme.
Il n’en est pas moins curieux de constater qu'il a réagi au bacillé de Koch à peu près de la même façon qu’un adulte, c’està-dire par oscillations très irrégulières: la température s’est même élevée jusqu’à 40°, ce qui est tout à fait exceptionnel chez les prématurés, : ae
Les indispositions chez les prématurés, s’accusent généralement par une baisse de poids, passagère si l'enfant guérit
(fig. 27) (1); durable et progressive lorsque la terminaison doit être fatale. |
(1) On peut voir, dans cette figure, la baisse de poids coïncider avec une élévation de température ; elles ont été passagères toutes deux, l'enfant ayant guéri.
IRL =
Mais, si l'augmentation de poids régulière a une certaine importance, il ne faut pas cependant la considérer comme ayant une valeur absolue (Budin). Il existe, en effet, des cas signalés par le professeur Budin (1) et par Durante (2), dans lesquels le poids s'élève jusqu’à la mort. Nous-même en avons relevé certains exemples dans nos observations ; nous reproduisons 1c1 deux de ces courbes (fig. 28 et 29).
« La cause de cette augmentation de poids terminale est difficile à élucider, dit Durante. Nous pouvons dire cependant qu’elle ne coïncide ni avec de la constipation, ni avec une nour-