‹ Etude sur les infections chez le prématuréChapitre 41 sur 44 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La fréquence des infections chez les enfants nés prématurément résulte de l'insuffisance de leurs moyens de défense.

H. — Cette insuflisance est la conséquence de l’imperfection de leurs organes, qui nous est révélée par un certain nombre de symptômes dont le. plus frappant est l’hypothermie.

III. — Lorsque la température du prématuré s’est élevée graduellement à 37° et qu’elle s’est fixée à ce chiffre, on peut dire que tous ses organes, à l'exemple de son régulateur thermique régi par le système nerveux, fonctionnent d’une façon suffisante. C’est pourquoi nous conseillons alors de le sortir de la couveuse.

IV. — Aux causes physiologiques de moindre résistance qui existent d'une façon normale chez le prématuré, vient encore s’ajouter fréquemment-l’influence exercée sur ses cellules par les maladies ou les tares de ses générateurs.

V. — L'appareil respiratoire nous paraît être la voie de pénétration des germes la plus ordinaire chez le prématuré dans le milieu hospitalier.

VI. — S'il existe des différences au point de vue physiologique centre le prématuré hypothermique et celui qui a atteint 37°, on en trouve également au point de vue pathologique :

Chez le premier, il suflit généralement que les germes arrivent au poumon pour qu'il succombe immédiatement à la broncho-

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pneumonie hémorrhagique ; il n'a, le plus souvent, pas le temps de faire de généralisation et l’on accuse alors de sa mort la débilité congénitale. ;

Chez le second, la résistance est un peu plus grande, et il meurt habituellement de septicémie lorsque les germes ont envahi tous ses organes. |

VII. — Le sang nous paraît être la voie de propagation la plus fréquemment-suivie par les microbes au cours des ie cémies Dee prématurés.

VIIL. — Qu'il s'agisse d'infections localisées ou de septicémies, les symptômes sont en général fort peu accusés, et l'affection ne nous est souvent révélée que par les modifications de la température et du poids.

IX. — Au point de vue prophylactique on peut, dans une certaine mesure, mettre les prématurés à l’abri des infections cutanées, digestives, ombilicales ; l'infection par la voie respiratoire est plus difficile à éviter.

X.— Nous sommes peu armés contre ces infections, et les moyens physiques tels que bains, révulsifs, lavages d'estomac et d’intestin, injections de sérum, saignées, constituent nos seules ressources, |

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