‹ Étude Sur Les Infections Générales Aiguës Par Les Staphylocoque PyogèneChapitre 4 sur 19 · MONSIEUR LE PROFESSEUR CHANTEMESSE · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE PROFESSEUR CHANTEMESSE

Professeur à la Faculté de médecine Médecin des Hôpitaux Officier de la Légion d'honneur

Je le remercie de l'honneur qu'il me fait en acceptant la présidence de cette thèse.

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Introduction

Lorsqu'un microbe introduit dans nos tissus, passe dans la circulation et détermine une infection générale de l'organisme, on se trouve en présence d'une bactériémie : cet agent microbien peut envahir lorganismeet y évoluer sans produire de lésions appréciables, bien qu’il entraine des accidents graves et la mort, c’est ce qu'on appelle la septicémie.

Mais ce même agent microbien peut également produire des lésions localisées dans des viscères ou dans divers tissus : des foyers purulents apparaissent et nous observons alors une pyémie.

On sait d'ailleurs que les microbes, soit localisés, soit diffusés dans la circulation sont susceptibles de déterminer par leurs produits de scerétion des intoxications véritables que l’on décrit sous le nom de bactériotoxémies.

Comme le fait remarquer M. Roger (1), on a eu

(1) Roger. Introduction à l’étude de la médecine. Paris 1889, p. 459.

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tort de vouloir séparer complètement les septicémies des pyémies. Ce sont deux processus morbides que l’on doit rapprocher ; ils résument souvent deux phases successives d’une même infection. L'agent infectieux, après avoir pénétré, envahit l’organisme etse généralise donnant une infection septicémique, puis lorsque la défense a été suffisante, il se fait des localisations que les anciens auteurs appelaient métastatiques : dès lors, c’est à une pyémie que Von a à faire. |

. Les formes septicémiques ou septico-pyémiques de l'infection par le staphylocoque ne sont pas très communes: Lous avons eu la bonne fortune d’en observer un exemple très net et bien contrôlé par de multiples examens bactériologiques dans le service de notre maitre, M. le professeur Le Dentu, à lhôpital Necker. C’est à l’occasion de ce cas intéressant que nous désirons reprendre la question des infections générales par le staphylocoque.

Plusieurs faits analogues, ont déjà été pubhés ; mais il semble qu’à l'heure actuelle toutes les septicémies rentreut dans un même cadre symptomatique général, ou clinique.

Pourtant le microscope et les cultures: montrent jusqu’à l'évidence que: ces accidents peuvent être dus à des espèces microbiennes très diverses suivant les cas. L'heure n'est pas encore venue où l'examen elinique permettra de différencier ces infections les

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unes des autres; mais nous avons pensé qu'il ne serait passans intérêt de rapporter ici une observation- bien: complète et certaine, contrôlée par le microscope et qui pourra, peut-être aider à établir plus tard les signes propres à l'infection septicémique par le staphylocoque.

Nousrésumerons d’abord l'histoire des septicémies à slaphylocoque, puis nous exposerons rapidement l’état actuel des connaissances acquises sur ce microbe, ses caractères et sa biologie,

Dans un autre chapitre, nous rappellerons les portes d'entrées multiplesouvertes au staphylocoque pour pénétrer notre organisme et nous énumérerons les principales manifestations locales auxquelles il donne naissance.

Après avoir réuni les observalions les plus imporlantes que nous avons pu retrouver dans la littérature médicale et notre observation personnelle, nous essaierons de préciser quelques caractères de ces infections septico-pyémiques, ainsi que leurs localisations secondaires et nous terminerons par quelques considérations thérapeutiques concernant ces graves affections.

Avant d'entreprendre cette étude, qu'il nous soit permis d'exprimer à nos maîtres l'hommage de notre reconnaissance.

Nous avons eu l’honneur d’être l’externe de M. le Docteur Barbier et nous ne saurions oublier l'amabi=

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lité et la bienveillance qu’il nous témoigna, dans ses doctes leçons faites à la consultation de l'hôpital Bichat. Il sait toute la reconnaissance que nous lui gardons.

Que MM. les docteurs Lejars et Félizet, dont nous avons été externe, veuillent recevoir ici l'expression de notre gratitude pour l’enseignement clinique qu'ils nous ont prodigué.

Nous tenons aussi à adresser tous nos remerciements à nos autres maîtres, à MM. les Professeurs Le Dentu, Raymond, Duplay, Huechard, Budin dont l’enseignement nous fut si précieux pour acquérir les connaissances variées de l’art médical.

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