‹ Étude Sur Les Infections Générales Aiguës Par Les Staphylocoque PyogèneChapitre 6 sur 19 · Chapitre IL · texte numérisé non relu

Chapitre IL

Historique

La connaissance des infections staphyloccociques généralisées est encore de date récente. Les faits qui en ont été publiés ne sont pas très nombreux : ce n'est pas à dire cependant que ces septico-pyémies soient très exceptionnelles. Sans doute, le nombre en paraîtrait plus grand si le diagnostic bactériologique venait compléter d'une facon habituelle le diagnostic clinique. Les premières observations d’infection générale staphylococcique, telles que celles qui sont dues à Roux et Lannois (1), Staniko (2), à Tizzoni (3), à Pretti (4), à Legendre et Baussenat (5) ont été publiées isolément. M. Ettlinger (6) dans sa thèse en 1893, étudie le passage des staphylo-

1) Roux et Lannois. — Rev. de Med.. 1890, 2) Staniko. — Lo Sperimentale, 15 juin 1890.

3) Tizzoni. — Riforma medica, 1891, p. 100.

4) Pretti. — Riforma medica, 1891, n° 20, 5) Legendre et Baussenat.— Sem. med. 1892, n° 38. 6) Etilinger. — Thèse de Paris, 1893,

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coques dans le sang, Rendu et Chaïillons (1), Césaris de Mel (2), Kocher (3), publièrent ensuite des observalions ; enfin nous trouvons en 1895, dans l'importantarticle de M. Courmont (4) sur la staphylococcie, dans le Traité de médecine et de thérapeutique une page réservée à l’infection générale due à ce microbe.

Signalons l'observation de Gangitano (5), le travail de Hirchoff (6), etc. | Mais à côté de ces observations isolées, parût en 1896, dans les archives générales de médecine un important mémoire de MM. Hutinel et Labbé (7).

Nous rappellerons encore les leçons de M. Dufloch (8), sur les bactéries pyogènes : l’auteur étudiant l'évolution de la staphylococcie généralisée divise celte infection en 3 formes: aiguë, subaiguë, et chronique. |

MM. Masius et Becco (9), font ensuite RSR en 1897 deux observations intéressantes.

M. Raoult Deslongehamps (10), dans sa thèse, parue en 1897, sur le staphylocoque pyogène, thèse très

(1) Rendu et Chaïillons.— Soc.med. des hôpitaux,7 mars 1893. (2) Césaris de Mel. — Il policlinico, 1894.

(3) Kocher. — Corres. blatt. für Pchweïiz. aerzt. 1°" nov. 1894. (4) Courmont. — Trait. de méd. et de thérap, 1895.

(3) Gangitano. Riforma medica 1896. No 112 et 113.

(6) Hirchoff. Méd. moderne 1897, p. 204.

(7) Hutinel et Labbé. Arch. générales de méd., 1893.

(8) Dufloch. Lecons sur les bactéries pathogènes.

(9) Masius et Becco. Revue de médecine. Juillet 1897, p. 563. (10) Raoult Deslongchamps. Thèse de Lyon, 1897,

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complète.et très documentée, réserve un chapitre intéressant aux staphylococcies généralisées.

Le dernier {ravail d'ensemble que nous ayons trouvé sur ce sujet est la thèse de Mercier (1), en 1900. L'auteur s'est attaché à montrer que la généralisation du staphylocoque était fréquent mais variait avec l'âge. Il dit que chez l'enfant on a surtout des suppurations de la peauet du tissu cellulaire : que chez l’adolescent, on a surtout des infections osseuses (ostéomyélites) tandis que chez l'adulte on rencontre principalement des localisations dans les organes profonds.

Nous devons nous contenter de cette rapide exquisse historique. Citer ici le nom de chaque auteur.qui à rapporté une observation nous entrainerait à une énumération fastidieuse, et nous renvoyons à ce-sujet le lecteur à notre index biblicgraphique où nous nous sommes efforcé d'indiquer avec précision tout ce qui concerne ce sujet.

(1) Mercier. Thèse de Paris, 1900.

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