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les cultures lui ont montré qu’il s'agissait 16 fois du streptocoque, 11 fois du staphylocoque et 6 fois du pneumocoque.
Nous ne voulons pas dire que les septicémies ne puissent être produites que par ces trois microbes ; mais ces examens portant sur un nombre de faits relativement restreints montrent d’une façon nette que le staphylocoque est fréquemment en cause.
Le staphylocoque, pour pouvoir déterminer les accidents dont nous parlons, devra pénétrer l’organisme à la faveur d’une lésion de la peau ou des muqueuses.
La pénétration, à travers les téguments externes semble, en général et à première vue, la plus fréquente. Et en effet, le fait n'est pas pour étonner puisque Markow (1) et d'autres auteurs ont montré que ce microbe existe normalement à la surface du corps humain : mais il est juste de remarquer que ces staphylocoques de la peau sont en général peu virulents. Il est pourtant démontré que leur virulence peut èlre augmentée par leur passage à travers le lapin et l’on comprend que l'inocuiation accidentelle à l’homme puisse agir de même en exaltantla virulence surtout lorsque cette inoculation accidentelle porte sur un sujet dont la résistance générale estamoindrie, dont les moyens de défense sont diminués.
(1) Markow, Wratch. Nos 13 et 31, mars 1894,