‹ Étude Sur Les Infections Générales Aiguës Par Les Staphylocoque PyogèneChapitre 9 sur 19 · ONE · texte numérisé non relu

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On ne saurait douce être étonné de rencontrer, comme nous le verrons plus loin, le staphylocoque dans un grand nombre d’affections eutanées.

Quand on examine les observations les plus probantes de septicémie staphylococeique et que lon recherche la porte d'entrée probable du micrcbe, on la rencontre soit dans des lésions cutanées, soit dans des lésions des muqueuses: mais il semble que ces dernières soient les plus fréquentes.

Raoult Deslongchamps, dans sa thèse, soutient l'opinion opposée, « Dans les cas habituels, dit-il, l'infection succède à une infection cutanée à staphwlocoques. »

Sans doule Gangitano a observé une slaphvlococcie consécutive à la furonculose, on a cité des septicémies à staphylocoque précédées d’abcès, d’im- péüigo, de phlegmons, ou même d'écorchures infeciées des pieds ou des mains.

Hulot, Caillaud, ont observé des infections générales conséculives à la varicelle, elc..., mais à ces cas nous pouvons opposer ceux de Dœdertin, de Martin, de Girod, où la lésion iuitiale était une stomatite, une otite, une lésion des bronches, une lésion de la muqueuse utérine. Raoult Deslongehamps lui-même dit que l'ostéomyélite peut chez ladolescent marquer le début d'une infection généralisée, Or, le professeur Lannelongue a montré qu'il fallait souvent chercher l’origine de l'ostéomyélite dans

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une angine, dans une bronchite. L'observation de Raoult Deslongehamps elle-même, et que nous citons ici, est un bel exemple d'infection généralisée par le staphylocoque, consécutive à une grippe.

Dans l'observation de Masius et Becco, la porte d'entrée avait été le poumon.

Dans le cas de Rendu, le staphylocoque avait pénétré au niveau de la muqueuse uréthrale.

Enfin, dans notre observation personnelle, il est probable que la muqueuse utérine avait servi de porte d'entrée.

Il ya donc, au moins autant de faits d'infection généralisée à staphylocoque ayant eu une muqueuse comme porte d'entrée, que d'observations dans lesquelles le microbe a pénétré par la peau.

Pour pouvoir trancher cette question d’une façon définitive, il faudrait pouvoir rassembler un grand nombre de faits dans lesquels la voie de pénétration ait été précisée ; mais jusqu'ici rien ne prouve que la peau soit la porte d'entrée la plus fréquente et il ne nous semble pas qu’il y ait lieu d'opposer à ce point de vue les septicémies à staphylocoques aux septicémies à streptocoques, comme l'a fait Raoult Deslongchamps.

En tous cas, quand le microbe a pénétré dans l’organisme par une lésion quelconque, il peut suivre deux voies différentes comme l'ont bien établi Hutinel et Labbé,

pires

Il peut forcer la barrière ganglionnaire, occasionner des adénites, et passer dans les voies lymphatiques qui le déversent dans Ia cireulation générale ; mais ils peuvent également, lorsqu'ils pénètrent à la faveur d’une lésion suppurative, passer directement dans le sang par les capillaires.

Il formera alors des embolies virulentes, qui, s’arrèlant en divers points de l'organisme, au hasard de la circulation, donneront naissance à des abcès métlastatiques.

Mais il ne suffira pas que des staphylocoques soient jetés dans la circulation pour qu'une septicémie en résulte. On à signalé un certain nombre de faits dans lesquels le sang a fourni des cultures de staphylocoques sans qu'il y ait eu phénomèmes de septicémie.

Mercier, à ce sujet, s'exprime ainsi :

« Il est probable que toute infection locale staphylococcique s'accompagne de staphylococcémie relative qui consiste dans la chute d’un nombre considérable de coccies dans le torrent circulatoire ; mais dans quelques cas seulement, ils trouvent avant leur destruction les conditions nécessaires à l'établissement d’un foyer secondaire ».

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