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Etude sur les intervalles diatoniques et chromatiques

Ce traité a été écrit en vue de perfectionner les études de ceux qui n'ont, acquis que les premières notions de musique.

Une connaissance approfondie des tonalités et des intervalles est bien utile aux musiciens qui désirent entreprendre l'étude de l'harmonie. Sans cette connaissance, l'harmonie restera toujours une science incomplète, sans portée, sans utilité. On peut affimer que la clé de l'harmonie, c'est la connaissance des tonalités et des intervalle.=5.

Dans le courant de cette étude, l'auteur s'est efforcé d'élever les vues de l'élève; dav'S ce but, il a exposé les divers systèmes en usage, en les soumettant à, la critique. En tous cas, les points de vue trop exclusivement scientifiques, ont été écartés : la pratique a le pas sur la théorie, c'est ce qui convient le mieux aux déV.utants. Ceux-ci, plus tard, quand ils auront acquis suffisamment de métier, pourront se parfaire en reprenant les mêmes problèmes à un point de vue plus spécialement savant.

Le plan de ce traité peut sembler à première vue un peu fantaisiste, le groupement des matières n'étant pas fait selon les classifications généralement adoptées.

J.ii raison de cette apparente fantaisie du plan, c'est que l'ouvrage est destiné à ceux qui, je le répète, ont déjà quelques notions de musique et désirent se perfectionner. Le plan, va du connu à l'inconnu. Je suppose que le « connu », c'est la clé de sol, la gamme à' ut et celle de In mineAir. En général, cela se sait vaguement : j'y ajoute le reste, qui fait que l'on peut avec de l'application (i), de la patience (2), devenir un passable musicien, d'un médiocre que l'on était.

Paul Gilson.

(1) L'application c'est : fournir régulièrement, chaque jour, une certaine besogne. En travaillant régulièrement, mais d'une façon continue, l'on fera des progrès beaucoup plus sensibles qu'en travaillant par à-coups, avec de longs intervalles de chômage (même en «abattant», à chaque reprise, beaucoup de besogne).

(2) La patience : ne pas aller trop vite, ne pas passer fébrilement au chapitre II avant d'avoir compris le chapitre I".

Ne pas se décourager par ce que « cela nt' va pas tout seul »; ce qui n'est pas compris dir ))remier coup le sera si on y revient.

Il ne sera pas inutile de revenir do temps à autre en arrière au fur et à mesure que l'on avancera. Ce retour sur les chemins parcourus fortifiera la connaissance; <le i)his, des détails i|iii passaient inaperçus acquerront alors toute leur importance.

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