CHAPITRE III
Quand les 7 degrés sont disposés en forme de gamme, 1, 2, 3, 4, 5, G, 7, 1, ou J, 7, 0, 5, 4, 3, 2, 1,
r:ii L T : UT RE Ml FA SOL LA SI UT
ou UT SI LA SOL FA MI RE UT on dit que c'est là l'ORDRE MELODIQUE (celui qui convient à la voix, à la mélodie).
Mais si l'on range ces 7 degrés en quartes ou quintes successives
en UT
zz:
nnz:
-rrr^
J2=ÊZ.
on obtient TORDRE HARMONIQUE (nous verrons plus loin la signification exacte de ce mot).
N. B. — // ne serait pas pratique de disposer la série susdite en quartes ou quintes consécutives; par exemple :
ÏÏT^^ ^
^~9-'^ llQ- g
Cl. 21.
cela prendrait nn espace trop grand; mieux vaut réduire en quintes et quartes consécutives. (Rappelons que la quarte est le renversement de la quinte et vice-versa.)
Dans l'ordre harmonique descendant, les degrés de la gamme se présentent d'une façon qui paraît à première vue incobéi^nle (voir cl. 20) : 7 3 0 2^5 1 4
Dominante 'J'onique Sous-Dominante Ce n'est là (ju'un désordie apparent, (pii |)rovient de ce que l'on a \n)\) dnns la mémoiie ï ordre mélodique.
(Ne pas trop s'a I tarder à ce paragraphe qui deviendra j)lus évident par !a pratique ultérieure.) I ordre liannonique provient d'un tout autre phénomène que l'ordre mélodique. L'ordre mélodique est projjre au chant, à la voix, qui se meut
plus volontiers par degrés conjoints. L'ordre mélodique est successif, c'est-à-dire destiné à être entendu en notes qui se 'Suivent les unes les autres.
L'ordre harmonique est au contraire disioini et tend à faire entendre ses sons en même temps, — superposés, EM ACCORDS; les accords ne sont pas autre chose que des notes superposées.
Si nous disposons la gamme diatonique L 2, 3, 4, 5, 0, 7, 1 ou 1, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 mêlée de ses chromatismes, nous obtiendrons ce que l'on appelle la GAMMP: CHROMATIQUE.
En
^^jj^.p-'^^---^^
Cl. 22.
''^'^h^kf^
Cette gamme pourrait encore s'écrire
Cl. 23.
Si l'on ajoute à chaque chromatique son cquisonance, l'on aura
LiAJUu^o'é^i
i^Micp
qui est appelée GAMME ENHARMONIQL^E.
Le mot enharmonie a été remplacé par celui d'EQUISONANCE, qui est plus explicite, La gcmitne enharmonique devrait donc s'appeler GAMME EOUISONANTE. Maïs comme l'emploi de ces termes ne s'est pas généralisé, nous avons tenu à signaler l'ancienne appellation d'enharmonique.
Parfois, dans l'emploi des gammes chromatiques, certains auteurs se sont servis de degrés équisonants montants pour remplacer des degrés chromatiques descendants et vice-versa. Cela a amené les formes sui-
vailles de gammes chrimiali(|ues l)àlartlcs, doiil beaucoup seuil sans grande utilité réelle :
pj^lp^'"""
hiioi^
hohoHo'4"^
^wtio
ku,.UoMM"^H
Cl. 25.
Si l'on dispose eu quintes montantes ou quartes descendantes, la totalité des degrés diatoniques, chromatiques et équisonants, nous obtenons l'échelle suivante :
n ut Ob^ ^^. ^^n O " %j A?^^
Cl. 2G.
En prolongeant les deux extrémités de cette échelle, nous obtiendron: 'ECHELLE GENERALE des sons usités.
teMk;^i^t%kM^pJ#l^