CONCLUSIONS
1° Les kystes interligamentaires so nt le résultat d'anomalies dans disposition anatomique ou dans le développement de l'ovaire ; ils peuvent se développer à la suite d’un processus pathologique, généralement de cause inflammatoire.
a) L'existence d’ovaires surnuméraires est plus fréquente qu’on nele croit généralement; elle peut expliquer le développement des kystes inclus et leurs différentes variétés.
b) La présence de la couche ovigène et de l’épithélium germinatif entre les feuillets du mésovarium ;
c) L'absence ou l’étalement du mésovarium ;
d) Les congestions menstruelles ou celles de l’état de grossesse ;
e) Les congestions dues à une cause pathologique, et les dilatations vasculaires ; :
f) Les processus d’ovarite, de périovarite, de pelvipéritonite ;
g) Les transplantations de l’ovaire et ses déplacements ;
Sont autant de causes qui peuvent produire les différentes formes d’inclusiou.
20 Les kystes ovariques inclus, quoiqu’ayant même constitution histologique que les tumeurs pédiculées ont cependant une plus grande tendance à la dégénérescence.
30 Les variétés de kystes proliférants. aréolaires, papillaires, sont particulièrement fréquentes.
Il en résulte une plus grande tendance aux récidives.
4° Les changements de position des organes voisins du kyste, utérus, rectum, vessie, sont fréquents. L’utérus est souvent en antéposition et remonté au-dessus du pubis.
5° Les adhérences pelviennes peuvent être très intimes et opposer un obstacle insurmontable à l’énucléation.
6° L'existence d’une tumeur interligamentaire devra être soupçonnée :
a) Quand on trouvera l’utérus remonté au-dessus du pubis;
b) Quand la tumeur sera peu mobile;
c) Quand elle sera sentie par le toucher rectal ou vaginal.
7e La présence d’adhérences pourra être souvent reconnue, par la mobilité de la tumeur sur les organes voisins et par les moyens d’exploration exposés au chapitre du diagnostic.
8° Le pronostic dépend des connexions de la tumeur, de sa nature.
a) II est le plus souvent bénin, grâce aux modes de traitement actuel.
b) Il est sérieux, si la tumeur est papillaire; fatal, si elle est maligne.
c) Il est grave, si les adhérences sont fortes.
9° Le traitement de choix est l’énucléation.
a) Sans drainage ;
b) Avec drainage, si des accidents de rétention sont à craindre;
c) Si le drainage doit être employé, on choisira le drainage abdominal.
10° L’ovariotomie incomplète est réservée aux cas, dans lesquels le kyste trop adhérent ne peut être extirpé en totalité.
a) Elle prédispose aux récidives et aux fistules abdominales ;
b) Elle n’est d’un bon pronostic que dans les cas de kystes uniloculaires.